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Curry udon (カレーうどん)

Curry udon (カレーうどん)

Imaginez l’odeur du curry japonais qui s’élève d’un bol de nouilles fumant. C’est le curry udon (カレーうどん) : des nouilles de blé élastiques dans un bouillon chaud parfumé au curry. Ce n’est pourtant pas du riz au curry versé sur des nouilles. Les cuisiniers assaisonnent plutôt le dashi des restaurants de nouilles avec du curry, puis l’épaississent pour qu’il enrobe chaque nouille.

Voici comment le curry udon s’est développé au Japon, ce qu’il a en bouche et en quoi il se compare à l’udon classique. Vous trouverez aussi une recette maison à base de dashi et de poudre de curry, quelques variantes populaires et trois adresses spécialisées à essayer.

目次

Qu’est-ce que le curry udon ?

Illustration des quatre éléments du curry udon : fusion de l'ère Meiji, dashi et curry, bouillon épais et brillant, garnitures roboratives

Le curry udon est une soupe de nouilles japonaise à base d’udon épais, servie dans un bouillon de dashi parfumé au curry. Le dashi est le bouillon de base de la cuisine japonaise, généralement préparé avec des copeaux de bonite et du kombu, une algue. À partir de là, on l’assaisonne de sauce soja et de curry, on y ajoute de la viande, du poireau et du tofu frit, puis on l’épaissit avec de la fécule de pomme de terre. En bref, il se situe à mi-chemin entre un bol d’udon et une assiette de curry japonais.

En bref : curry udon

Nom japonais
カレーうどん (curry udon)
Type
Udon chaud dans un bouillon de dashi au curry épaissi
Origine
Fin de l’ère Meiji (début des années 1900) ; plusieurs établissements le revendiquent
Base
Dashi assaisonné de sauce soja, de mirin et de poudre de curry ou de roux
Épaississant
Généralement de la fécule de pomme de terre
Garnitures courantes
Porc ou poulet, poireau japonais, tofu frit (aburaage)
Niveau de piquant
Généralement doux à moyen ; varie selon les établissements
Curry Udon Day
2 août
Végétarien ?
Pas en général : le dashi traditionnel utilise des copeaux de bonite
Curry udon avec un jaune d'œuf coulant et des oignons verts, servi dans un bol blanc

Pourquoi le dashi compte-t-il autant ? En comparaison, le riz au curry japonais repose sur une sauce épaisse, façon ragoût. Le curry udon, lui, part du bouillon léger et salé des restaurants de nouilles : le bol se déguste davantage comme une soupe que comme un plat mijoté. Pour les nouilles elles-mêmes, voir notre guide des types d’udon japonais.

Quel goût a le curry udon ?

Illustration du goût du curry udon : d'abord le dashi, une épice douce, un bouillon épais et brillant et une mise en garde contre les éclaboussures

Le curry udon a un goût salé, légèrement épicé et très réconfortant. Le dashi apporte d’abord un umami fumé et marin, tandis que la sauce soja et le mirin ajoutent du sel et une pointe de douceur. Le curry s’ajoute à cette base sans la dominer. Résultat : le bouillon épais rend chaque bouchée plus riche qu’avec un udon classique.

La texture compte pour moitié dans le plaisir. En particulier, le bouillon épais et brillant nappe des nouilles souples et élastiques, si bien que chaque bouchée emporte du curry. Attention, toutefois : ce même bouillon adore éclabousser, mieux vaut donc éviter la chemise blanche.

Le curry udon est-il épicé ? En général, il est doux à modérément épicé. En revanche, les spécialistes peuvent proposer des versions plus relevées, et certaines adresses y ajoutent du lait, de la noix de coco ou des fruits pour un goût plus rond et plus sucré.

Ingrédients et garnitures du curry udon

Illustration des quatre éléments de base du curry udon : nouilles, dashi, assaisonnement au curry et épaississant

En général, un bol classique repose sur quatre éléments : l’udon, le dashi, l’assaisonnement au curry et un épaississant. Tout le reste n’est, en somme, que garniture.

Udon

Nouilles de blé épaisses, vendues fraîches, précuites, surgelées ou sèches. Le temps de cuisson dépend du type.

Dashi au curry

Dashi à base de bonite, assaisonné de sauce soja et de mirin, puis parfumé à la poudre ou au roux de curry.

Épaississant

La fécule de pomme de terre diluée dans l’eau donne au bouillon sa texture brillante et nappante.

Curry udon garni de lanières de tofu frit et de viande émincée

La poudre de curry et le roux de curry ne se comportent pas de la même façon : les recettes ne les remplacent presque jamais l’un par l’autre, à poids égal. En effet, le roux contient déjà de la graisse, de la farine et des épices, alors que la poudre apporte une saveur plus vive, qu’il faut épaissir soi-même. Notre guide sur le curry japonais présente la famille plus large des plats au curry.

  • Poireau japonais (naganegi) : coupé en biais ; il s’attendrit dans le bouillon.
  • Porc, bœuf ou poulet : de fines tranches qui cuisent vite dans le bouillon frémissant.
  • Aburaage : fin tofu frit qui s’imprègne du dashi au curry comme une éponge.
  • Kamaboko : un pâté de poisson ferme, au goût marin léger et salé ; souvent facultatif.
  • Œuf, chapelure de tempura ou fromage : des ajouts appréciés dans certains établissements et à la maison.

En revanche, des légumes marinés comme fukujinzuke accompagnent plus souvent le riz au curry. Certains établissements les servent néanmoins à part, et le style local de Toyohashi mentionne des condiments de ce genre dans ses règles officielles.

Histoire du curry udon

Illustration chronologique du curry udon, du début des années 1900 à Curry Nanban Day, avec Sanchoan, le curry udon de Toyohashi et Curry Udon Day

Le curry udon remonte généralement à la fin de l’ère Meiji, au début des années 1900, lorsque le curry commençait à gagner le Japon. Les restaurants de soba et d’udon auraient alors commencé à ajouter à leur propre dashi du curry, un plat d’inspiration occidentale déjà adapté au goût japonais. Pourtant, plusieurs restaurants revendiquent un lien avec sa création, et aucune source n’a pu confirmer une origine unique.

Bol de curry udon garni de blanc de poireau émincé, sur une table en bois

L’histoire de Waseda : Sanchōan

Une histoire bien connue évoque Sanchōan (三朝庵), un restaurant de soba proche de Waseda University, à Tokyo. Selon Waseda University, l’établissement a ouvert en 1906. Il est aussi considéré comme l’un des berceaux du katsudon à l’œuf et du curry nanban, ce plat de nouilles au curry dont est issu le curry udon. Il faut toutefois noter la formulation : l’université présente cela comme une tradition, et non comme un fait établi. Hélas, Sanchōan a fermé ses portes le 31 juillet 2018.

La lignée d’Asamatsuan

De son côté, une seconde version s’articule autour d’Asamatsuan (朝松庵), un restaurant de soba de Nakameguro, à Tokyo. Le Curry Udon 100 Year Innovation Project (カレーうどん100年革新プロジェクト) attribue à son propriétaire de deuxième génération, Torinosuke Tsunoda, la diffusion du curry nanban, curry udon compris, dans tout le Japon.

Depuis, le plat n’a cessé d’évoluer, des bols très relevés aux versions douces et crémeuses. Malgré tout, le principe reste le même : du curry, porté par le dashi.

Curry Udon Day : 2 août

Le Curry Udon 100 Year Innovation Project a désigné le 2 août comme Curry Udon Day. Selon le projet, le curry udon est bien connu, mais on le mange moins souvent qu’on ne le pense. La journée vise donc à donner davantage d’occasions d’en manger et à susciter de nouvelles idées autour du curry udon. Le journal professionnel de l’alimentation Nihon Shokuryo Shimbun explique ce choix : il associe le 2 juin, anciennement Curry Memorial Day de Yokohama, et le 2 juillet, Udon Day.

Ne la confondez pas avec Curry Nanban Day, qui tombe le 1er décembre. Le même projet a choisi cette date pour honorer Torinosuke Tsunoda, d’Asamatsuan, dont c’était l’anniversaire.

Curry udon, curry soba et curry nanban

Illustration comparant le curry udon, le curry soba, le curry nanban et le riz au curry

Au fond, le curry udon et le curry soba utilisent le même dashi au curry, seules les nouilles changent. Le soba étant plus fin et à base de sarrasin, le curry soba paraît plus léger. Le curry nanban, lui, est plus délicat à cerner.

PlatBaseTextureGoût
Curry udonDashi au curry avec des nouilles de blé épaissesBouillon épais, nouilles élastiquesSalé, légèrement épicé
Curry sobaDashi au curry avec des nouilles de sarrasinNouilles plus fines et plus légèresPlus terreux grâce au sarrasin
Riz au currySauce au curry sur du rizTexture de ragoûtPlus riche, plus sucré

Le dictionnaire culinaire de Kodansha définit le curry nanban comme un curry soba ou un curry udon auquel on ajoute de l’oignon vert. Certaines versions utilisent de l’oignon ordinaire. Autrement dit, il ne désigne pas forcément un soba. Les menus emploient ce terme de façons légèrement différentes : si vous avez une préférence, lisez bien la description.

Variantes populaires du curry udon

Illustration de quatre variantes populaires du curry udon : style de Toyohashi, poulet et oignon vert, lait de soja et udon au ragoût de curry

Dans l’ensemble, le curry udon s’adapte facilement, et de nouvelles versions régionales et familiales continuent d’apparaître. Voici quatre styles qui valent le détour.

Curry udon maison avec tranches de viande, pomme de terre, carotte et poireau japonais

Curry udon de Toyohashi

Le curry udon de Toyohashi est une spécialité locale de Toyohashi, ville de l’est de la préfecture d’Aichi, dans le centre du Japon, née en 2010. Concrètement, les établissements superposent dans un même bol, du fond vers le haut, du riz, de l’igname râpée (tororo) et du curry udon. Ses cinq règles prévoient aussi des nouilles faites maison et des œufs de caille de Toyohashi. Une fois les nouilles mangées, on mélange le curry restant au riz et à l’igname, presque comme une bouillie.

Curry udon au poulet et à l’oignon vert

Curry udon au poulet, champignons shimeji et oignon vert haché

Par exemple, cette version maison facile part généralement d’un roux du commerce. Le blanc de poulet reste doux, ce qui laisse toute la place au bouillon au curry. Pensez aussi à couper l’oignon vert en biais pour une touche de mordant et de couleur.

Curry udon au lait de soja

Curry udon crémeux au lait de soja, avec du porc et des oignons verts

Ici, le lait de soja et la poudre de curry donnent un bouillon plus pâle et plus crémeux. Beaucoup de cuisiniers à la maison l’assaisonnent avec du mentsuyu, un concentré de soupe pour nouilles en bouteille, ce qui évite de préparer le dashi de zéro. Le résultat est doux et riche, et le porc apporte une finale salée.

Udon au ragoût de curry

Udon au ragoût de curry avec du poulet, du tofu frit et du pâté de poisson, servi dans une cocotte en terre

Le ragoût de curry udon arrive à table dans une cocotte en terre, avec un bouillon plus épais et des garnitures plus roboratives. Les cuisses de poulet et le tofu frit lui donnent un goût salé plus profond. À vrai dire, c’est par temps froid qu’il convient le mieux.

Il vous reste du curry japonais ? Il permet aussi de préparer un curry udon express. Commencez par le délayer avec du dashi ou de l’eau jusqu’à ce qu’il soit bien coulant. Ajoutez ensuite un filet de sauce soja. Pour un cousin venu d’Hokkaido, plus liquide et plus épicé, voir soupe au curry.

Quand et où les Japonais mangent-ils du curry udon ?

Illustration de trois lieux où manger du curry udon : restaurants de quartier, spécialistes et cuisines familiales

En général, le curry udon est un plat du quotidien, disponible toute l’année plutôt que lié à une saison. Par ailleurs, son bouillon épais garde la chaleur plus longtemps qu’une soupe d’udon légère, ce qui le rend particulièrement apprécié les jours froids. Concrètement, on le trouve dans trois types d’endroits.

  • Restaurants de soba et d’udon de quartier : beaucoup proposent du curry udon ou du curry nanban à côté de leurs bols habituels.
  • Spécialistes du curry udon : des établissements tels que Senkichi ou ZEYO. se consacrent entièrement à ce plat, avec leurs propres mélanges d’épices.
  • Cuisines familiales : transformer les restes de curry en curry udon est une astuce familière, et le roux du commerce rend l’opération facile.

Peut-on boire le bouillon ? C’est à chacun de voir, comme pour toute soupe de nouilles japonaise, et en laisser un peu est tout à fait normal.

Curry udon et udon classique

Illustration comparant le curry udon et l'udon classique selon le bouillon, l'épaisseur, l'assaisonnement, les garnitures, le goût et la saison

La principale différence tient au bouillon. L’udon chaud classique baigne dans une soupe claire à base de sauce soja et de dashi, alors que le curry udon repose sur un épais dashi au curry. Résultat : les deux se mangent très différemment, même avec les mêmes nouilles.

Udon chaud classique dans un bouillon de dashi clair avec oignon vert, jaune d'œuf cru et chikuwa
Pour comparer : udon chaud classique dans un bouillon de dashi clair
CaractéristiqueCurry udonUdon chaud classique
BouillonDashi parfumé au curryDashi clair à la sauce soja
ÉpaisseurÉpais et brillantFin, façon soupe
AssaisonnementPoudre ou roux de curry, sauce soja, mirinSauce soja, mirin, sel
Garnitures courantesViande, poireau, tofu fritOignon vert, tempura, kamaboko, nori
GoûtSalé, légèrement épicéLéger, umami prononcé
Meilleure saisonÀ toute saison ; particulièrement réconfortant les jours froidsToute l’année ; versions froides en été

Recette du curry udon

Illustration des six étapes pour préparer le curry udon à la maison, du dashi au service

Pour commencer, cette recette de curry udon prépare le bouillon à partir de dashi et de poudre de curry plutôt que de roux du commerce. Le goût se rapproche ainsi d’un bol de restaurant de nouilles. En bref, on fait sauter les garnitures, puis on les laisse mijoter dans du dashi au curry assaisonné. On épaissit ensuite la soupe et on la verse sur de l’udon chaud.

Remarque sur les ingrédients : par « udon précuit », on entend de l’udon déjà cuit. L’udon surgelé ou frais convient aussi, à condition de le cuire selon les indications du paquet. La sauce soja usukuchi (claire) rend le bouillon plus lumineux, mais une sauce soja ordinaire fait l’affaire. Le kamaboko est facultatif.

Ingrédients du curry udon pour deux

Curry udon (2 portions)

Nombre de personnes2
CasseroleCasserole moyenne
NiveauFacile

Nouilles et garnitures

  • Udon précuit200 g
  • Poireau japonais (naganegi)20 g
  • Tofu frit (aburaage)10 g
  • Poitrine de porc, finement tranchée100 g
  • Kamaboko (facultatif)8 g
  • Huile neutre pour la cuisson7 g (environ 1½ c. à café)

Épaississant

  • Fécule de pomme de terre21 g (environ 2 c. à soupe)
  • Eau ou bouillon (pour délayer la fécule)60 ml

Dashi au curry

  • Dashi600 ml
  • Poudre de curry14 g (environ 2 c. à soupe)
  • Farine14 g (environ 1½ c. à soupe)
  • Sauce soja (usukuchi si possible)49 g (environ 3 c. à soupe)
  • Mirin28 g (environ 1½ c. à soupe)
  • Sucre14 g (environ 1½ c. à soupe)
  • SelUne pincée

Préparation du curry udon : garnitures et bouillon

  1. Préparez. Faites un dashi corsé (il en faut 600 ml) : cette recette utilise 40 g de copeaux de bonite séchée par litre d’eau. Vous pouvez aussi mélanger 20 g de copeaux de bonite épais avec 20 g d’autres copeaux, par exemple de maquereau. Coupez ensuite le poireau, le kamaboko, le tofu frit et le porc en bouchées.
  2. Faites cuire les garnitures. Faites chauffer l’huile dans une casserole moyenne et faites sauter le poireau et le porc. Juste avant la fin de la cuisson, ajoutez une pincée de sel.
  3. Ajoutez le curry. Saupoudrez ensuite la poudre de curry et la farine sur le porc et le poireau. Remuez un instant, jusqu’à ce qu’il ne reste plus de poudre sèche.
  4. Assaisonnez le bouillon. Versez le dashi petit à petit en remuant pour éviter les grumeaux. Ajoutez ensuite la sauce soja, le mirin, le sucre, le tofu frit et le kamaboko. Portez à ébullition, baissez légèrement le feu, écumez la mousse qui se forme et laissez mijoter 1 à 2 minutes.

Préparation du curry udon : épaississement et service

  1. Épaississez. Délayez d’abord la fécule de pomme de terre dans les 60 ml d’eau. Comme elle se dépose vite, remuez-la de nouveau juste avant de l’utiliser. Baissez le feu et versez-la peu à peu, en remuant depuis le fond pour que la soupe épaississe uniformément. Une fois épaissie, laissez-la frémir doucement pendant 1 à 2 minutes pour que le bouillon cuise bien et que la texture se stabilise.
  2. Chauffez les nouilles et servez. Réchauffez l’udon, puis égouttez-le bien dans une passoire : l’eau en excès allégerait la soupe au fil du repas. Enfin, répartissez les nouilles dans les bols, nappez-les de bouillon au curry et servez aussitôt.

Ajuster la texture : si le bouillon est trop épais, détendez-le avec un filet de dashi. S’il reste trop fluide, ajoutez un peu de fécule délayée, en remuant encore en versant.

Végétarien, sans gluten et allergènes

Pour un curry udon végétarien, utilisez un dashi au kombu et aux shiitakes, supprimez le porc et le kamaboko, et ajoutez des champignons avec le tofu frit. Vérifiez aussi les étiquettes des roux de curry, car certains contiennent de l’extrait de viande ou des produits laitiers. Certaines marques japonaises proposent des roux sans ingrédients d’origine animale, mais ceux-ci peuvent malgré tout contenir du blé.

Pour un bol sans gluten, il vous faudrait des nouilles sans gluten et du tamari à la place de la sauce soja. Utilisez aussi de la fécule de pomme de terre à la place de la farine. Tel qu’il est écrit, ce plat contient du blé, du soja, du poisson (dans le dashi et le kamaboko) et du porc. Vérifiez chaque emballage, car les formules varient selon les marques.

Où manger du curry udon au Japon

Illustration de trois restaurants de curry udon : Senkichi à Jiyugaoka, Tamaki à Matsusaka et ZEYO. à Tsukuba

En général, on peut commander du curry udon dans de nombreux restaurants d’udon et de soba partout au Japon. Pour creuser davantage, cherchez plutôt un spécialiste du curry udon. Ces trois établissements se trouvent à Tokyo, dans la préfecture de Mie, au centre du Japon, et dans la préfecture d’Ibaraki, au nord-est de Tokyo. Ce sont des exemples, et non un classement.

Vérifiez avant de venir : nous avons vérifié ces informations le 26 octobre 2026. Horaires, menus et prix évoluent : vérifiez-les auprès de chaque établissement avant de vous déplacer. Les photos proviennent de nos archives et peuvent ne pas correspondre aux menus actuels.

Senkichi (千吉), Jiyugaoka, Tokyo

Formule de curry udon avec tempura de chikuwa, œuf, riz et salade chez Senkichi
Une formule de curry udon chez Senkichi (photo d’archive)

Pour commencer, Senkichi est une chaîne spécialisée dans le curry udon, et son établissement de Jiyugaoka a de longues plages d’ouverture. Notre photo d’archive montre une formule avec du riz, une salade et de la tempura de chikuwa en accompagnement. Les noms des menus évoluent toutefois : consultez la carte actuelle sur le site officiel.

Adresse
2-12-21 Jiyugaoka, Meguro, Tokyo
Téléphone
03-3723-3811
Horaires
11 h 00 à 23 h 00 (site officiel)

Tamaki (たま樹), Matsusaka, Mie

Curry udon avec garnitures dans un bol sombre, servi avec une salade chez Tamaki
Curry udon chez Tamaki (photo d’archive)

Ensuite, Tamaki est un spécialiste du curry udon situé près de la station Tokuwa, à Matsusaka, ville de la préfecture de Mie. Il n’ouvre qu’à l’heure du déjeuner, et nous n’avons pas trouvé de site officiel. Il vaut donc mieux téléphoner avant de faire le déplacement.

Adresse
1070-3 Shimomura-cho, Matsusaka, Mie
Accès
Près de la station Tokuwa
Horaires
Lundi, et du jeudi au dimanche, de 11 h 00 à 13 h 45 ; fermé le mardi et le mercredi
Source
Fiche sur Hot Pepper Gourmet ; non confirmée par l’établissement

ZEYO. (カレーうどん ZEYO.), Tsukuba, Ibaraki

Curry udon garni de tranches épaisses de porc et de poireau haché chez ZEYO.
Curry udon au porc chez ZEYO. (photo d’archive)

ZEYO. se présente comme le seul spécialiste du curry udon de la préfecture d’Ibaraki. Pour son dashi, l’établissement utilise plusieurs poissons séchés de qualité supérieure, dont la bonite, le maquereau et les sardines, assaisonnés de sauce soja et de hon-mirin. Il ajoute ensuite 28 épices et prépare le bouillon au curry pendant deux jours. Sur notre photo d’archive, de grosses tranches de porc le surmontent.

Adresse
Bestland IV 1F, 2-6-1 Amakubo, Tsukuba, Ibaraki
Téléphone
029-854-1778
Horaires
11 h 30 à 14 h 30, 18 h 00 à 23 h 00 ; pas de jour de fermeture régulier (site officiel)

Pourquoi le curry udon reste un plat de réconfort japonais

Au fond, le curry udon tient à trois éléments simples : un dashi salé, des udon élastiques et une épice douce. Né d’un essai dans les restaurants de nouilles à l’ère Meiji, il se retrouve encore partout, des comptoirs spécialisés aux cuisines familiales.

Curieux de découvrir le reste de la famille ? Découvrez d’autres plats au curry japonais, du riz au curry de tous les jours à la soupe au curry d’Hokkaido.

FAQ sur le curry udon

À propos du plat

Le curry udon est-il épicé ?

En général, le curry udon est doux à modérément épicé. Le type et la quantité de poudre de curry ou de roux déterminent le piquant, ce qui permet d’adapter facilement une version maison. Par ailleurs, les spécialistes servent parfois des bols plus relevés.

Est-ce la même chose que du curry versé sur des nouilles ?

Pas tout à fait. Le curry udon classique part du dashi, le bouillon salé utilisé pour les soupes de nouilles, assaisonné de sauce soja et de curry. Le bouillon est plus fin et plus liquide que la sauce du riz au curry. Un reste de curry peut tout de même donner une version rapide, à condition de le délayer avec du dashi.

Quelle est la différence entre le curry udon et le curry nanban ?

Le curry nanban désigne généralement un curry soba ou un curry udon auquel on ajoute de l’oignon vert. Certains établissements utilisent plutôt de l’oignon ordinaire. Comme le terme peut couvrir l’un ou l’autre type de nouilles, vérifiez la description du menu.

Cuisiner à la maison

Quel type d’udon convient le mieux ?

L’udon surgelé fonctionne bien, car il reste élastique et chauffe vite. En revanche, l’udon précuit est le plus tendre et le plus pratique. L’udon sec convient aussi, mais sa cuisson est plus longue. Quel que soit celui que vous choisissez, égouttez-le bien pour que le bouillon ne se dilue pas.

Comment éviter que le bouillon au curry ne forme des grumeaux ?

Remuez de nouveau la fécule délayée juste avant de l’ajouter, car l’amidon se dépose vite. Baissez ensuite le feu et versez-la lentement en remuant depuis le fond. Ajouter peu à peu le dashi après la farine aide aussi à éviter les grumeaux.

Peut-on préparer un curry udon avec du roux du commerce ?

Oui. Beaucoup de versions maison, comme celle au poulet et à l’oignon vert présentée plus haut, partent d’un roux. Diluez-le ensuite dans du dashi plutôt que dans de l’eau simple pour un goût de restaurant de nouilles. Comme le roux contient déjà de la farine, vous n’aurez peut-être besoin d’aucun épaississant supplémentaire, ou de très peu.

Le curry udon peut-il être végétarien ou végan ?

À la maison, oui, moyennant quelques changements. Utilisez un dashi au kombu et aux shiitakes à la place de la bonite, supprimez la viande et le pâté de poisson, et vérifiez sur l’étiquette du roux la présence d’extrait de viande ou de produits laitiers. Au Japon, dans les restaurants, partez du principe que le bouillon contient du dashi à la bonite, sauf indication contraire de l’établissement.

Manger du curry udon au Japon

Où peut-on manger du curry udon au Japon ?

De nombreux restaurants d’udon et de soba partout au Japon servent du curry udon. Les spécialistes, comme Senkichi à Tokyo ou ZEYO. à Tsukuba, s’y consacrent entièrement. À Toyohashi, dans la préfecture d’Aichi, vous pouvez aussi déguster le style local, superposé avec du riz et de l’igname râpée.

Quelle est la date de Curry Udon Day ?

Curry Udon Day tombe le 2 août. Plus précisément, le Curry Udon 100 Year Innovation Project a fixé cette date pour inciter à manger le plat. Une autre journée, Curry Nanban Day, tombe le 1er décembre.

Références

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About the Writer

Ryo Iwaのアバター Ryo Iwa Founder and Editor, Food in Japan

Ryo Iwa est le fondateur et rédacteur en chef de foodinjapan.org. Né et élevé au Japon, il écrit à partir de voyages en région, de visites de marchés et de sources primaires en japonais qui parviennent rarement aux lecteurs étrangers, dont des publications d'instituts de brassage et des glossaires professionnels. Lorsqu'un chiffre ne peut être rattaché à sa source, l'article le signale.

Il est Local Guide Google Maps depuis plus de 10 ans, avec plus de 1 850 avis et plus de 42 000 photos vues des centaines de millions de fois. Il a auparavant exercé vingt ans comme consultant en informatique au Japon, aux États-Unis et au Royaume-Uni.

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