Passez devant le comptoir chaud d’un konbini le soir, et l’odeur vous parvient en premier. Des morceaux de poulet dorés reposent sous une lampe chauffante, attendant. Le karaage (唐揚げ) est un poulet frit japonais préparé en faisant mariner des morceaux de poulet de la taille d’une bouchée, en les enrobant de fécule de pomme de terre ou de farine, puis en les fritant jusqu’à ce qu’ils soient croustillants. Strictement parlant, le mot désigne une méthode de friture. Hors du Japon, cependant, il désigne presque toujours le poulet frit japonais mariné à la sauce soja.
Ce guide explique ce qu’est le karaage et comment il diffère du poulet frit occidental. Ensuite, il couvre l’histoire, une recette maison, des conseils pour le croustillant, les styles régionaux, les prix et où en manger. Nakatsu, une petite ville de la préfecture d’Oita sur l’île de Kyushu, a sa propre section, car elle revendique sérieusement ce plat.
Qu’est-ce que le karaage ?

Le karaage (唐揚げ) désigne à la fois une technique de friture japonaise et la famille de plats qu’elle produit. Les cuisiniers assaisonnent d’abord la viande, la saupoudrent légèrement de fécule ou de farine, puis la plongent dans l’huile chaude. Parce que l’assaisonnement se trouve à l’intérieur de la viande, le poulet frit japonais a un goût savoureux jusqu’au cœur. Il n’y a pas de croûte épaisse ni de trempage dans le babeurre.
En une phrase : le karaage est une méthode de friture japonaise, mais hors du Japon, il désigne généralement du poulet frit japonais mariné à la sauce soja, enrobé de fécule de pomme de terre et frit jusqu’à ce qu’il soit croustillant.
Comment les cuisiniers le préparent
La méthode comporte quatre étapes. D’abord, les cuisiniers font mariner des morceaux de la taille d’une bouchée dans de la sauce soja, du saké, du gingembre et souvent de l’ail. Ensuite, ils enrobent légèrement les morceaux de farine ou de fécule de pomme de terre, que les cuisines japonaises appellent katakuriko. Puis ils les font frire dans de l’huile chaude, généralement deux fois. Enfin, ils égouttent le poulet et le servent immédiatement, souvent avec du citron et du chou râpé.
Le karaage ne se limite pas au poulet
Beaucoup de gens pensent que le karaage signifie poulet frit. Cependant, le mot peut aussi décrire du poisson frit, des légumes ou d’autres viandes. Le poulpe est l’exemple classique, et tako karaage figure sur les menus des izakaya à travers le pays. Le calmar, le maquereau, le lotus et le tofu fonctionnent tous de la même manière. En bref, la version au poulet a simplement remporté le concours de popularité.
D’où vient le nom
Le mot comporte deux kanji possibles. 唐揚げ utilise le caractère de la Chine des Tang, ce qui indique une technique d’origine chinoise. 空揚げ utilise le caractère « vide » , signifiant la friture sans pâte. Les textes japonais anciens enregistrent l’orthographe 空揚, bien que les sources divergent quant à la première utilisation.
Les noms japonais utilisaient souvent « tou » ou « kara » pour désigner les aliments et les techniques liés à la Chine. Les éditeurs ne s’accordent toujours pas sur le kanji à imprimer, alors beaucoup écrivent simplement からあげ en kana. Honnêtement, ce débat importe plus aux éditeurs qu’à quiconque tenant un sac en papier chaud.
Karaage vs poulet frit occidental

Les deux plats fritent du poulet, mais ils visent des textures complètement différentes. Le karaage met la saveur à l’intérieur de la viande, tandis que le poulet frit à l’américaine met la saveur dans la croûte. Cette seule différence explique presque tout le reste dans l’assiette.
| Point | Karaage | Poulet frit occidental |
|---|---|---|
| Marinade | Sauce soja, saké, gingembre, ail | Babeurre, saumure ou rien |
| Enrobage | Fécule de pomme de terre ou farine fine | Farine assaisonnée épaisse ou pâte |
| Coupe | Morceaux sans os, de la taille d’une bouchée | Morceaux plus gros avec os |
| Texture | Coquille légèrement craquante, centre juteux | Croûte irrégulière, robuste, très croustillante |
| Accompagnement | Citron, mayonnaise, chou râpé | Sauce, biscuits, sauce piquante |
| Rôle dans un repas | Accompagnement, snack à boire, garniture de bento | Généralement le plat principal |
Comme les morceaux restent petits, le karaage cuit rapidement et refroidit bien. Par conséquent, il se glisse parfaitement dans une bento le lendemain matin. Le poulet frit occidental, en revanche, est rarement bon à température ambiante.
Une brève histoire du karaage

De la cuisine des temples aux menus des restaurants
La friture est arrivée au Japon bien avant le karaage. La cuisine fucha, un style bouddhiste de temple influencé par la Chine, utilisait l’huile d’une manière que les cuisines ordinaires faisaient rarement. Pendant la période Edo, la technique s’est répandue lentement, car l’huile de cuisson restait chère. Le poulet, quant à lui, était encore rare dans les repas quotidiens.
Les restaurants des années 1930
Les restaurants de style chinois ont contribué à populariser le karaage de poulet dans les années 1930. Un récit fréquemment cité attribue à Mikasa Kaikan, un restaurant du quartier de Ginza à Tokyo, l’ajout d’un plat de poulet frit bon marché en 1932 pour sauver une entreprise en difficulté. Les clients auraient immédiatement adopté le plat. D’autres restaurants ont copié l’idée, et le nom a voyagé avec elle.
Le poulet de chair change tout
Le changement le plus important est survenu après la guerre. Les races de poulets de chair importées poussaient plus vite et plus grandes que les poulets indigènes japonais. Grâce à cela, le poulet est enfin devenu abordable. Le soutien du gouvernement à l’élevage de volailles a encore fait baisser les prix, et le karaage est sorti des restaurants pour entrer dans les cuisines familiales.
Oita, Usa et Nakatsu

Deux villes voisines de la préfecture d’Oita, sur l’île de Kyushu dans le sud-ouest du Japon, ont transformé ce plat en identité locale. Les récits locaux attribuent le karaage sans os aux restaurants chinois d’Usa pendant les décennies d’après-guerre. Des magasins à emporter ont suivi à Nakatsu, où les clients commandaient au poids plutôt qu’à la pièce. Plus tard, les magasins locaux ont formé la Seichi Nakatsu Karaage Association pour promouvoir ensemble ce style.
Nakatsu se qualifie désormais de terre sacrée du karaage, et la ville publie une carte officielle de ses magasins spécialisés. La ville d’Oita, quant à elle, figure parmi les plus élevées du Japon en matière de consommation de poulet. Ce chiffre provient du ministère de l’Agriculture, des Forêts et de la Pêche, citant des données d’enquête nationales sur les ménages.
Karaage aujourd’hui
La Japan Karaage Association organise chaque année un concours national, le Karaage Grand Prix. Le vote revient à des fans certifiés appelés Karaagenist, qui réussissent d’abord un test écrit sur ce plat. Cela peut sembler être un gadget. Néanmoins, l’association tient un registre public des restaurants et des styles régionaux, ce qui en fait un point de départ véritablement utile.Les ingrédients clés du karaage

- Cuisse de poulet : juteuse et facile à réussir, elle reste le choix standard.
- Sauce soja : la base de la marinade, salée et profondément savoureuse.
- Saké : attendrit la viande et élimine toute odeur de volaille crue.
- Gingembre : le jus frais vaut mieux que la poudre, alors râpez-en un morceau vous-même.
- Ail : facultatif, bien que la plupart des versions izakaya en contiennent.
- Fécule de pomme de terre (katakuriko) : l’enrobage qui donne cette coque légère et croustillante.
- Huile de friture : quelque chose de neutre, comme le colza ou le son de riz.
- Citron : pas seulement une garniture, car l’acidité coupe le gras.
| Ingrédients du karaage pour 2 personnes | Quantités |
|---|---|
| Cuisse de poulet | 300-400g (environ 11-14 oz) |
| Gingembre | 10g (environ 2 c. à café, râpé) |
| Katakuriko (fécule de pomme de terre) | 40g (environ 4 c. à soupe) |
| Citron | 10g (un quartier ou deux) |
| Huile de friture | Assez pour une profondeur de 3 cm (1¼ pouce) |
| Sauce soja | 28g (environ 2 c. à soupe) |
| Saké | 14g (environ 1 c. à soupe) |
Comment préparer le karaage à la maison
Cinq étapes, du bol à l’assiette
Comment préparer un karaage croustillant
Le croustillant dépend de l’humidité qui quitte l’enrobage pendant que l’huile en est exclue. La recherche culinaire japonaise sur la friture examine précisément cet équilibre, et les leçons pratiques sont assez simples.
- Frire deux fois : 160 °C (320 °F) d’abord pour l’intérieur, puis 180-190 °C (355-375 °F) pour la coque.
- La fécule de pomme de terre a tendance à frire plus légèrement que la farine de blé, utilisez-la donc pour une croûte délicate.
- Séchez la viande avant l’enrobage, sinon la fécule devient pâteuse.
- Faites frire en petites quantités, car une poêle trop pleine fait chuter rapidement la température de l’huile.
- Laissez reposer sur une grille, jamais dans un bol couvert.
- Mangez dans les dix minutes, honnêtement. Le croustillant disparaît plus vite qu’on ne l’admet.
Quel est le goût du karaage ?

La première bouchée est surtout une question de son. La coque craque, puis cède place à un jus chaud et à une vague de gingembre et de soja. Le sel arrive tôt, l’ail un peu plus tard. En dessous, le poulet a un goût étonnamment propre plutôt que lourd.
L’arôme compte ici autant que la saveur. L’huile fraîche sent la noisette, tandis que l’huile usée sent plat et légèrement amer. J’ai mangé des karaage qui semblaient parfaits mais avaient un goût fade, et l’huile vieille en était presque toujours la raison. La texture varie aussi avec la coupe : le haut de cuisse devient soyeux, tandis que le blanc reste ferme et élastique.
Est-ce riche ? Un peu, oui. Trois ou quatre morceaux avec du riz et du chou me semblent appropriés, bien qu’une assiette de dix avec une bière bien fraîche soit un autre genre de soirée.
Karaage de poulet : haut de cuisse ou blanc ?

Haut de cuisse (momo)
Le haut de cuisse, appelé momo sur les menus japonais, est le choix par défaut à la maison et dans la plupart des magasins. Sa graisse fond pendant la friture, donc la viande reste juteuse même après refroidissement. Le haut de cuisse avec peau donne le résultat le plus croustillant, mais il est aussi plus riche. Coupez chaque morceau avec un mélange de viande maigre et de gras pour une bouchée équilibrée.
Blanc (mune)
Le blanc, listé comme mune, coûte moins cher et a un goût nettement plus léger. Comme il contient peu de graisse, il sèche rapidement passé le bon moment. Le saké dans la marinade et une seconde friture plus courte aident tous deux. Beaucoup de magasins de Nakatsu vendent une portion mélangée, ce qui est le moyen le plus simple de comparer les deux.
Ailes et cartilage
Les ailes contiennent de la gélatine et de la peau, elles frient donc en quelque chose de collant et riche. Les magasins les assaisonnent généralement plus fort, avec du poivre ou du piment. Le cartilage, appelé nankotsu, offre plutôt une texture croquante et granuleuse. Les deux accompagnent bien mieux la bière que le riz.
Types d’enrobage pour karaage

Farine de blé
La farine adhère bien et frit en une croûte fine et savoureuse. Sortie de l’huile, elle devient croustillante, mais elle ramollit en refroidissant. Mélanger la farine avec un poids égal de fécule de pomme de terre donne un bon compromis. Ce mélange survit aussi à une boîte à lunch.

Fécule de pomme de terre
Celle-ci a des grains plus grossiers, donc elle reste pâle après la friture. Un enrobage épais donne un croquant robuste et sauvage, tandis qu’un saupoudrage léger devient délicat. La finition semble plus légère que la farine, et la plupart des recettes de tatsuta age reposent uniquement sur celle-ci.

Fécule de maïs
Comme les particules sont plus fines que celles de la fécule de pomme de terre, l’enrobage reste fin. L’huile s’écoule facilement et le résultat a un goût étonnamment propre et rafraîchissant. Le croustillant ressemble à celui de la fécule de pomme de terre, mais la coque semble plus légère et dore plus lentement.

Farine de riz
Parmi les quatre, c’est celui qui donne de loin l’enrobage le plus fin. Il résiste bien à l’huile, ce qui rend le résultat léger et facile à manger. Pour ceux qui évitent le blé, c’est aussi le choix évident, surtout avec la sauce soja tamari.
Styles régionaux de poulet frit au Japon

Le Japon frit le poulet dans plusieurs dialectes régionaux. Dans l’assiette, ils se ressemblent, mais la marinade et l’enrobage les distinguent clairement.
| Plat | Région | Marinade | Enrobage | Goût |
|---|---|---|---|---|
| Karaage | Tout le pays | Soja, saké, gingembre, ail | Farine, fécule ou les deux | Savoureux et équilibré |
| Tatsuta age | Tout le pays, nommé d’après une rivière à Nara | Soja et gingembre | Fécule de pomme de terre uniquement | Propre, pâle, très croustillant |
| Zangi | Hokkaido, nord du Japon | Soja et ail plus prononcés | Farine et fécule | Croûte intense et assaisonnée |
| Toriten | Oita, sur Kyushu | Soja, mirin, ail, gingembre | Pâte à tempura | Moeulleux, servi avec du ponzu |
| Chicken nanban | Miyazaki, sur Kyushu | Assaisonnement léger | Farine puis œuf battu | Sucré, acide, sauce tartare |
Karaage vs Tatsuta Age

Le karaage et le tatsutaage se ressemblent car ce sont tous deux des plats de poulet frit. Cependant, l’assaisonnement et l’enrobage sont différents. Le tatsuta age utilise uniquement de la fécule de pomme de terre, donc des taches blanches restent visibles après la friture. Le nom fait référence à la rivière Tatsuta à Nara, un endroit célèbre pour ses feuilles d’automne dérivant sur une eau pâle.
De la viande teintée de soja parsemée de fécule blanche rappelait visiblement cette vue à quelqu’un. En pratique, cependant, beaucoup de foyers appellent les deux versions karaage et passent à autre chose. Même dans les restaurants, la ligne est floue.
Différences d’assaisonnement par région

Les marinades à base de soja apparaissent le plus souvent dans l’est du Japon. À Kyushu, en revanche, les versions à base de sel conservent un public fidèle, et Oita en est un bon exemple. Les régions plus froides ont tendance à assaisonner plus fort, et certains cuisiniers de Niigata ajoutent du curry en poudre. Rien de tout cela ne constitue une règle, bien sûr, car les recettes restent une question de style maison.
Où manger du karaage au Japon

Le karaage n’a pas de saison. Les magasins le vendent toute l’année, au déjeuner, au dîner et tard le soir, vous n’avez donc jamais besoin de planifier autour. Cinq endroits couvrent presque toutes les situations qu’un voyageur rencontrera.
Les konbini
Toutes les grandes chaînes vendent du karaage chaud à côté de la caisse. Lawson, FamilyMart et 7-Eleven ont chacun leur version maison, vendue à la pièce. La qualité est meilleure qu’elle ne devrait l’être à ce prix. Notre guide de la nourriture des konbini couvre le reste du comptoir chaud.
Les izakaya
Un izakaya est un pub japonais où de petits plats arrivent avec les boissons. Le karaage arrive généralement chaud avec du citron et de la mayonnaise à côté. Commandez-le tôt, car il se marie parfaitement avec la première bière. Les portions vont de cinq à sept morceaux, ce qui convient à deux ou trois personnes qui partagent.
Les restaurants teishoku et les bento
Un teishoku est un repas complet, donc l’assiette arrive avec du riz, de la soupe miso et du chou émincé. Les boutiques de bento emballent le même poulet froid, et il se conserve remarquablement bien jusqu’au déjeuner. Pour un déjeuner assis bon marché, c’est généralement le meilleur rapport qualité-prix du quartier.
Les boutiques spécialisées en karaage
Les take-away spécialisés, appelés karaage senmonten, vendent au poids plutôt qu’en portion. Le personnel frit à la commande, attendez-vous donc à une courte attente. La plupart des boutiques proposent à la fois des marinades au soja et au sel, et demander un mélange est tout à fait normal.
Nakatsu et Usa dans la préfecture d’Oita
Pour le pèlerinage complet, dirigez-vous vers Nakatsu, à environ une heure de train de Kokura dans le nord de Kyushu. Les boutiques sont regroupées à distance de marche de la gare et de la vieille ville du château. Commandez 100 à 200 g par personne, puis mangez-le sur un banc pendant qu’il est encore trop chaud pour le tenir. Usa, la ville voisine, a une revendication tout aussi forte.
Où essayer le karaage à Tokyo
Gaburi Chicken (がブリチキン)

Le Gaburi Chicken à Takadanobaba, originaire de Nagoya, est spécialisé dans le poulet frit. Peu d’endroits vous permettent de choisir la coupe que vous voulez, ce qui en fait une bonne option pour une première visite. La gare se trouve à quelques pas, ce qui facilite une sortie en début de soirée.
YUKARI (からあげ縁 浅草総本店)

Ce magasin d’Asakusa fait mariner son poulet pendant une journée entière dans une sauce sans ail ni gingembre. La friture ne commence qu’après votre commande, donc chaque morceau arrive frais. Des saveurs saisonnières tournent tout au long de l’année, et pour ceux qui évitent l’ail, c’est le choix facile.
Oshu Iwai (奥州いわい)

Oshu Iwai met l’accent sur la volaille elle-même, en utilisant des poulets élevés avec une alimentation spécifique. Le magasin fait frire à haute température, puis laisse reposer chaque morceau dans une sauce au gingembre sans ail. Par conséquent, la viande a un goût plus pur que la plupart. Allez-y tôt, car le comptoir ferme une fois que tout est vendu.
Les heures d’ouverture et les menus changent, alors vérifiez le site web officiel de chaque magasin avant de voyager.
Combien Coûte le Karaage ?

Le tableau ci-dessous donne des fourchettes de prix générales auxquelles vous pouvez vous attendre, et non des chiffres relevés dans des magasins nommés. Utilisez-le pour établir un budget, puis vérifiez le prix réel sur place.
| Où vous l’achetez | Estimation approximative | Remarques |
|---|---|---|
| Supérette (konbini) | Environ 150-250 ¥ par pièce | Comptoir chaud, pas d’attente |
| Rayon traiteur du supermarché | Environ 200-350 ¥ pour 100 g | Le moins cher au volume |
| À emporter spécialisé | Environ 250-400 ¥ pour 100 g | Frit à la commande |
| Assiette dans un izakaya | Environ 500-800 ¥ | Cinq à sept pièces |
| Set teishoku | Environ 800-1 200 ¥ | Avec riz et soupe miso |
Les prix varient selon la ville et l’année, alors considérez ces chiffres comme un simple point de départ. À Nakatsu, les magasins indiquent les prix au poids, mais les habitués commandent un montant en yens plutôt qu’en grammes. Cette habitude déroute les visiteurs débutants, moi y compris.
Karaage Végétarien et Sans Gluten

Versions à base de plantes
Le karaage de tofu utilise du tofu ferme, pressé à sec puis mariné comme du poulet. Le karaage de protéine de soja, fabriqué à partir de protéine de soja texturée, imite fidèlement la texture et se trouve désormais dans la plupart des supermarchés. Les versions aux légumes fonctionnent aussi, surtout avec le lotus, la bardane ou les pleurotes.
Le karaage est-il sans gluten ?
Malheureusement, généralement non. La sauce de soja japonaise standard est brassée avec du blé, et de nombreux magasins mélangent de la farine à l’enrobage. Une version maison évite ces deux problèmes : utilisez du tamari, une sauce de soja sans blé, avec uniquement de la fécule de pomme de terre. Dans les restaurants, renseignez-vous sur la marinade plutôt que sur l’enrobage, car la sauce est le problème caché.
Comment Manger le Karaage Comme un Local
L’étiquette du citron
Le citron arrive avec l’assiette, et le presser semble automatique. Sur une assiette partagée, cependant, demandez d’abord à la table. Certaines personnes n’aiment pas les agrumes sur les aliments frits, et le jus se répand partout. « Lemon kakete ii desu ka ? » signifie « puis-je presser le citron ? », et cela prend deux secondes.
Sauces et accompagnements
La mayonnaise est courante, surtout autour du Kansai, dans l’ouest du Japon. Le shichimi, un mélange d’épices au piment à sept ingrédients, accompagne le ponzu, une sauce de trempette aux agrumes et au soja, ainsi que la sauce tartare. Le chou râpé n’est pas non plus une simple décoration, car il permet de nettoyer le palais entre chaque morceau.
Le karaage est-il épicé ?
Pas habituellement. La saveur de base repose sur le soja, le gingembre et l’ail plutôt que sur le piment. Certains magasins vendent des versions rouges ou épicées avec de la poudre de piment, tandis que les styles riches en ail ont un goût plus prononcé sans aucune vraie chaleur. Si l’épice est importante pour vous, demandez avant de commander.
Réflexions finales

Le karaage est un plat simple. Pourtant, sa marinade, sa panure et ses variantes régionales en font l’un des plats frits les plus consommés au Japon. Apprenez la friture en deux étapes, et tout le reste suit rapidement.
Si vous voyagez, essayez d’abord une boutique spécialisée et commandez au poids, puis comparez avec une portion de konbini le lendemain. L’écart entre les deux vous en apprend plus que toute description. Ensuite, une variante régionale comme le zangi ou le toriten constitue une étape facile.
Le Japon regorge d’autres plats frits qui méritent votre attention, notamment Tempura, Tako Karaage et Toriten.
FAQ sur le karaage japonais
Qu’est-ce que le karaage ?
Le karaage est un poulet frit japonais préparé à partir de morceaux marinés et enrobés de fécule ou de farine. Les cuisiniers assaisonnent la viande avec de la sauce soja, du gingembre et du saké avant de la frire. Le terme désigne également la méthode de friture elle-même, donc le poisson et les légumes peuvent aussi être préparés ainsi.
En quoi diffère-t-il du poulet frit occidental ?
La saveur se trouve dans la viande plutôt que dans la croûte. Les recettes occidentales utilisent une pâte à frire épaisse et assaisonnée, tandis que ce plat utilise un enrobage fin à base de fécule. Les morceaux sont également plus petits et désossés, ce qui permet une cuisson plus rapide et une meilleure conservation.
Le karaage est-il sans gluten ?
Généralement non, car la sauce soja standard est fermentée avec du blé et de nombreuses panures contiennent de la farine. À la maison, vous pouvez remplacer la sauce soja par du tamari et utiliser uniquement de la fécule de pomme de terre. Au restaurant, renseignez-vous d’abord sur la marinade, car c’est elle qui contient la source cachée de gluten.
Dois-je commander la cuisse ou la poitrine ?
La cuisse, appelée momo, donne le résultat le plus juteux et convient à la plupart des gens. La poitrine, ou mune, a un goût plus léger et coûte moins cher, même si elle sèche rapidement si elle est trop cuite. Les boutiques spécialisées vendent souvent une portion mixte, ce qui permet de goûter les deux à la fois.
Le karaage est-il épicé ?
En général non, car la saveur provient de la sauce soja, du gingembre et de l’ail. Certaines boutiques proposent des versions rouges ou épicées relevées de poudre de piment. Le shichimi, ce mélange de sept épices, est une autre façon simple d’ajouter du piquant soi-même.
Qu’est-ce que le karaage de Nakatsu ?
Nakatsu est une ville de la préfecture d’Oita, sur l’île de Kyushu, qui compte une concentration inhabituelle de boutiques spécialisées dans le karaage. Les habitants la considèrent comme le lieu sacré de ce plat, et la ville publie une carte officielle des boutiques. La plupart vendent au poids et fendent à la commande.
Dois-je presser le citron sur un plat partagé ?
Demandez d’abord à la table, car tout le monde n’aime pas le citron sur le poulet frit. Sur un plat partagé, le jus se répand sur chaque morceau en quelques secondes. Quand vous mangez seul, vous pouvez presser librement.
Est-il encore bon froid ?
Oui, et cette qualité explique pourquoi on le trouve dans autant de bentos. Un enrobage à base de farine ramollit mais conserve sa saveur, tandis que l’amidon reste plus léger. Réchauffez-le brièvement au four grille-pain si vous voulez retrouver son croustillant.
Références
- Association japonaise du karaage – À propos de l’association et de la certification Karaagenist (Consulté en août 2026)
- Association japonaise du karaage – Grand Prix du Karaage (Consulté en août 2026)
- Association du karaage de Seichi Nakatsu – À propos du karaage de Nakatsu (Consulté en août 2026)
- Ville de Nakatsu, préfecture d’Oita – Carte du karaage de Nakatsu (Consulté en août 2026)
- Ministère de l’Agriculture, des Forêts et de la Pêche – Cuisines locales du Japon : préfecture d’Oita (Consulté en août 2026)
- Ministère de l’Agriculture, des Forêts et de la Pêche – Cuisines locales du Japon : Toriten, Oita (Consulté en août 2026)
- J-STAGE, Journal de la science culinaire du Japon – Hamada S., Étude de matériel pédagogique : la friture, 27(4) (Consulté en août 2026)
- J-STAGE, Société japonaise de science culinaire – Comparaison de l’absorption d’huile dans les légumes frits (Consulté en août 2026)
Articles connexes
- Tatsuta Age (竜田揚げ) (Consulté en août 2026)
- Zangi (ザンギ) (Consulté en août 2026)
- Toriten (とり天) (Consulté en août 2026)
- Chicken Nanban (チキン南蛮) (Consulté en août 2026)
- Tako Karaage (タコのから揚げ) (Consulté en août 2026)
- Tempura (天ぷら) (Consulté en août 2026)
- Bento (弁当) (Consulté en août 2026)
- Guide des plats des konbini japonais (Consulté en août 2026)



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