Le motsunabe est le célèbre hot pot aux abats de Fukuoka. Le motsu de bœuf ou de porc mijote avec du chou, de la ciboule chinoise et de l’ail dans un bouillon à base de sauce soja ou de miso. Si vous aimez la panse ou d’autres abats, le motsunabe vaut la peine d’être essayé. Il reflète aussi l’habitude japonaise d’utiliser les ingrédients avec soin.
Réponse rapide : le motsunabe est un hot pot de Fukuoka à base d’abats de bœuf ou de porc, de chou, de ciboule chinoise et d’un bouillon à base de sauce soja ou de miso. Il est connu pour sa riche douceur provenant des abats frais et son puissant arôme d’ail. Les locaux finissent souvent le pot avec des nouilles champon ou du riz.
- Ce que c’est : un hot pot de Fukuoka composé d’abats de bœuf ou de porc, accompagnés de chou, de ciboule chinoise et d’ail.
- Ce qui le rend spécial : la graisse fond lentement, donc le bouillon est plus savoureux à la fin.
- Où l’essayer : à Hakata, Tenjin et Nakasu dans la ville de Fukuoka, bien que Tokyo ait aussi de bonnes adresses.
Motsunabe : le fameux hot pot aux abats de Fukuoka

Le motsunabe (もつ鍋) appartient à la famille des nabemono, la vaste catégorie des plats de hot pot japonais cuits à table. Contrairement à la plupart d’entre eux, celui-ci commence avec un bouillon déjà assaisonné. On ne construit pas la saveur au fur et à mesure, donc la première bouchée a déjà un goût complet.
Un détail surprend les visiteurs. Les restaurants de Hakata utilisent rarement un donabe en argile. Au lieu de cela, ils servent le pot dans une poêle en métal peu profonde à deux anses, qui chauffe rapidement et permet aux légumes de s’affaisser uniformément.
De quoi est fait le motsunabe ?
Les cuisiniers utilisent des abats comme l’intestin grêle et le gros intestin, que beaucoup de convives japonais appellent horumon. Les restaurants ajoutent aussi du cœur, de la panse en nid d’abeille et d’autres morceaux d’estomac. L’intestin grêle reste le choix le plus courant, car sa graisse fond dans la soupe.
Au-dessus des abats se trouve un monticule de chou et de ciboule chinoise. De l’ail émincé et du piment séché sont également ajoutés. Du tofu, de la bardane et des pousses de soja apparaissent dans certains restaurants, même si les quatre ingrédients de base changent rarement.
Pourquoi le motsunabe est-il célèbre à Fukuoka ?
Les habitués de Fukuoka considèrent ce pot comme un plat de tous les jours plutôt qu’un mets d’occasion spéciale. Il accompagne les soirées arrosées, les soirées froides et les longs dîners entre amis. Comme il coûte moins cher que la plupart des hot pots, les groupes le commandent sans trop réfléchir.
La ville possède aussi une autre spécialité célèbre de Fukuoka, le ramen de Hakata, ainsi que le mizutaki et le mentaiko. Même ainsi, le motsunabe a sa propre place. Les locaux l’adorent parce qu’il est abordable, copieux et profondément savoureux.
Quel est le goût du motsunabe ?

Le bouillon a un goût savoureux, aillé et légèrement sucré. La graisse des abats fond progressivement, donc la soupe s’intensifie pendant que vous mangez. C’est ce changement, surtout, dont les habitués parlent.
- Abats : tendres, dodus et légèrement sucrés, avec une peau élastique sur chaque morceau.
- Chou : devient soyeux et sucré une fois qu’il s’est affaissé dans le bouillon.
- Ail et ciboule : piquants au début, puis doux après quelques minutes de chaleur.
- Bouillon au miso : plus épais, plus sucré et plus indulgent pour les débutants.
- Bouillon à la sauce soja : plus léger et plus net, donc la saveur des abats ressort.
La texture importe ici plus que dans la plupart des plats. Les abats crus frais donnent au plat une texture dodue et une douceur riche que les abats bouillis ne peuvent pas égaler. Les paquets prébouillis de supermarché deviennent plutôt fermes et caoutchouteux.
Honnêtement, mon premier pot m’a semblé plus lourd que prévu, et j’ai fait une pause à la moitié. Puis le chou s’est ramolli et l’équilibre a changé. À la fin, je poursuivais le reste du bouillon avec une cuillère.
D’où vient le mot horumon ?

Deux explications circulent, même si une seule tient la route. La version populaire relie horumon à l’expression du Kansai hōru mon, qui signifie les choses qu’on jette. Cela paraît simple, donc cela se répand facilement.
Les lexicographes, cependant, pointent vers une source différente. Les restaurants annonçaient la « cuisine horumon » avant la guerre, et ces menus couvraient les plats de stamina en général, pas seulement les abats. Cet usage renvoie au mot allemand Hormon, emprunté via la médecine comme symbole de vitalité.
Bon à savoir : traitez l’histoire des « choses à jeter » comme une étymologie populaire. Elle est charmante, mais les publicités d’avant-guerre plaident contre elle.
Pourquoi les convives japonais apprécient-ils les abats ?
Les visiteurs demandent souvent pourquoi les abats ne sont pas stigmatisés ici, contrairement à de nombreuses cuisines occidentales. Les travaux anthropologiques sur la cuisine japonaise des abats apportent une réponse claire, et celle-ci commence par la texture plutôt que par la saveur. Le japonais possède des centaines de mots pour décrire la sensation en bouche, si bien que la texture compte autant que le goût. En fait, un seul pot offre des bouchées moelleuses, élastiques et gélatineuses en un seul repas.
Le prix raconte la même histoire. Au Japon, les abats se vendent souvent à des tarifs proches de ceux du steak, plutôt que comme une coupe de viande bon marché. Les supermarchés les placent également à côté de la viande ordinaire, sans aucune séparation.
Enfin, les attitudes face au gaspillage jouent un rôle. L’idée de mottainai, qui signifie le regret du gaspillage, est profondément ancrée dans les cuisines japonaises. Pour cette raison, utiliser chaque partie est perçu comme un signe de respect plutôt que d’économie.
Histoire du Motsunabe

Les bassins houillers d’après-guerre et la casserole en aluminium
Ce plat est né de la pénurie peu après la guerre. Le nord de Kyushu abritait certains des plus grands bassins houillers du Japon, et les mineurs avaient besoin d’une nourriture bon marché et consistante. Les abats ne coûtaient presque rien, ils ont donc été mis dans la casserole avec des ciboules.
Les premières versions étaient cuites dans une simple casserole en aluminium, assaisonnée de sauce soja. De nombreux témoignages attribuent aux travailleurs coréens des villes minières la diffusion de cette habitude. L’huile de sésame et le piment étaient souvent ajoutés en premier, ce qui donnait à la casserole son piquant.
En fait, ce lien remonte plus loin que la guerre elle-même. Des travailleurs coréens avaient ouvert les premiers restaurants de horumon dans les villes japonaises à la fin des années 1920. La cuisine des abats est donc arrivée à Fukuoka avec une tradition déjà établie.
Le chou rejoint la casserole
Le chou est arrivé plus tard, vers 1962, lorsqu’il est devenu un légume courant dans les foyers. Cet ajout a créé la combinaison d’abats, de ciboule et de chou que tout le monde reconnaît aujourd’hui. Pendant ce temps, la casserole en aluminium a cédé la place au fer, et le plat est passé d’un mijotage sec à une véritable soupe.
Dans les années 1960, les cuisiniers mijotaient le tout dans une base de sauce soja sucrée, plus proche du sukiyaki que du nabe moderne. Le bouillon de bonite et de varech est venu plus tard, ainsi que les versions au miso.
Le boom de Tokyo de 1992
Tout a changé lorsque des restaurants de style Hakata ont ouvert à Tokyo en 1992. La bulle économique venait de s’effondrer, un hot pot bon marché et généreux correspondait donc parfaitement à l’ambiance. Le bouche-à-oreille s’est propagé à la télévision, et les files d’attente se sont rapidement formées.
Cette année-là, « motsunabe » a remporté un prix de bronze aux prix des nouveaux mots et expressions à la mode du Japon. Curieusement, ce sont les jeunes femmes qui ont stimulé une grande partie de la demande, et non les hommes d’affaires auxquels on pourrait s’attendre. Le boom s’est estompé après quelques années, en partie parce que l’expédition d’abats frais à Tokyo s’est avérée difficile.
Le deuxième boom et aujourd’hui
Une deuxième vague est arrivée au début des années 2000, cette fois axée sur le collagène et les légumes. Depuis, le plat s’est installé dans le répertoire national. Les sachets de soupe vendus en supermarché, apparus pour la première fois en 1991, ont également facilité la cuisine à la maison.
Types de bouillon courants pour le Motsunabe

La plupart des restaurants proposent au moins deux bases, et certains en proposent six ou plus. Le tableau ci-dessous couvre les quatre que vous rencontrerez le plus souvent.
| Bouillon | Caractère | Idéal pour |
|---|---|---|
| Sauce soja (shoyu) | Clair et savoureux, et léger en bouche | Déguster les abats eux-mêmes, en particulier les morceaux premium |
| Miso | Épais et sucré, il adhère au chou | Les débutants, surtout par les nuits froides |
| Sel (shio) | Net et délicat, mais l’ail reste dominant | Tous ceux qui trouvent le miso trop lourd |
| Miso épicé | Base de miso, mais avec nettement plus de piment | Les convives qui veulent du piquant, surtout avec une bière |
Les restaurants construisent ces bases sur un bouillon de bonite et de varech, puis l’ajustent avec de la sauce soja, du sel ou du miso. L’ail, quant à lui, entre dans presque toutes les versions. Si vous ne savez pas choisir, commandez du miso, car le personnel de nombreux restaurants le recommande par défaut.
Peut-on faire du motsunabe à la maison ?
Oui, même si se procurer les ingrédients demande plus d’efforts que la cuisson. Les bouchers et les épiceries asiatiques vendent de l’intestin de bœuf ou de porc cru, parfois aussi congelé. Les supermarchés japonais proposent souvent des sachets précuits à la place, qui fonctionnent mais perdent cette texture rebondie.
Cherchez des abats de bœuf frais d’origine locale lorsque vous en trouvez. La couleur doit être pâle et brillante plutôt que grise. Demandez au boucher si les morceaux ont été nettoyés, car cette réponse change considérablement votre temps de préparation.
Le nettoyage est simple mais pas facultatif. Frottez les abats avec de la farine ou du sel, puis rincez sous l’eau courante jusqu’à ce que l’eau soit claire. Ensuite, blanchissez-les brièvement pour éliminer toute odeur persistante.
Ingrédients du Motsunabe

| Portions | 4 personnes, bien que 2 puissent se partager généreusement |
| Préparation | Environ 20 minutes, car le nettoyage des abats demande de l’attention |
| Cuisson | Environ 25 minutes, une fois que le bouillon mijote |
| Ingrédients principaux | Abats de bœuf ou de porc et chou, avec de la ciboule et de l’ail |
| Type de bouillon | Base de sauce soja, puis terminé avec du miso |
| Ingrédient | Quantité | Rôle |
|---|---|---|
| Abats de bœuf ou de porc | 400 g | Protéine principale, et aussi source de richesse |
| Farine tout usage | 25 g | Nettoie les abats, pour que le bouillon reste clair |
| Chou | 450 g | Volume, et surtout douceur une fois ramolli |
| Ciboule de Chine (nira) | 60 g | Arôme, et surtout la couche verte signature |
| Ail | 2 à 3 gousses, émincées | Profondeur, tout en adoucissant les odeurs fortes |
| Pousses de soja | 200 g | Texture et volume, particulièrement dans une grande marmite |
| Piment séché | 1 à 2 | Chaleur douce, bien qu’on puisse l’omettre |
| Ingrédient du bouillon | Quantité | Rôle |
|---|---|---|
| Eau | 1 000 ml | Liquide de base, utilisez de l’eau douce si possible |
| Bouillon de poulet en poudre | 40 g | Base savoureuse, surtout dès les premières gorgées |
| Sauce soja | 33 g | Couleur et sel, bien que le miso ajoute plus de profondeur ensuite |
| Mirin | 28 g | Douceur et brillance, plutôt que du sucre simple |
| Saké | 28 g | Adoucit les arômes forts avant la cuisson |
| Sauce d’huîtres | 5 g | Profondeur supplémentaire, bien qu’elle soit facultative |
| Miso | 17 g | Corps et finition ronde, ajouté en dernier |
Note sur la ciboule de Chine : le nira et l’ail sont des ingrédients différents, et les recettes les confondent parfois. Vous avez besoin des deux. La ciboule va sur le dessus en morceaux de 4 cm, tandis que l’ail est émincé finement.
Comment préparer le Motsunabe
Retirez le cœur du chou, puis coupez les feuilles en carrés d’environ 4 cm. Coupez la ciboule de Chine à la même longueur pour une cuisson uniforme. Émincez l’ail finement et gardez chaque ingrédient séparé pour l’instant.
Saupoudrez les abats de farine, puis frottez bien. Ensuite, rincez sous l’eau courante jusqu’à ce que l’eau soit claire. Cette étape élimine le gras et les odeurs de surface, alors ne la précipitez pas.
Portez une casserole d’eau à ébullition, puis ajoutez les abats. Faites bouillir pendant environ une minute seulement, puis égouttez-les dans une passoire. Une ébullition plus longue durcit la texture, ce que vous voulez exactement éviter.
Mélangez l’eau, le bouillon en poudre, la sauce soja, le mirin, le saké et la sauce d’huîtres dans la marmite. Puis chauffez à feu moyen jusqu’à frémissement. Enfin, incorporez le miso hors du feu pour qu’il se dissolve bien.
Ajoutez d’abord le chou, puis les pousses de soja, puis les abats par-dessus. Couvrez et laissez mijoter à feu moyen pendant environ dix minutes. Résistez à l’envie de remuer, car les couches cuisent à des vitesses différentes volontairement.
Enfin, retirez le couvercle et dispersez la ciboule de Chine, l’ail et le piment sur le dessus. Laissez cuire une ou deux minutes de plus, pas davantage. La ciboule doit rester d’un vert vif et légèrement croquante.
Comment manger le Motsunabe à Fukuoka

Les restaurants apportent la marmite non cuite, puis allument le brûleur devant vous. Le personnel explique généralement le timing, bien que le processus soit facile une fois que vous l’avez vu.
- Attendez que les légumes ramollissent. Laissez le chou s’affaisser dans le bouillon, généralement environ dix minutes.
- Mangez les abats pendant qu’ils restent tendres. Servez-les tôt, car une cuisson prolongée les raffermit.
- Enfin, terminez avec des nouilles champon ou du riz. Ajoutez-les au bouillon restant une fois la marmite vide.
Ce dernier plat, appelé shime, compte plus qu’il n’y paraît. Les épaisses nouilles champon absorbent tout ce que les abats ont libéré, donc rien ne se perd. Alternativement, le riz et l’œuf transforment les restes en une bouillie douce.
Motsunabe vs Mizutaki vs Nabe

| Point | Motsunabe | Mizutaki | Nabe en général |
|---|---|---|---|
| Bouillon | Miso ou sauce soja assaisonnés, donc pas de sauce pour tremper | Uniquement du poulet et de l’eau, car l’assaisonnement vient ensuite | Varie considérablement, bien que le dashi soit courant |
| Ingrédient principal | Abats de bœuf ou de porc | Poulet avec os | Tout, du poisson au bœuf, et même du lait |
| Assaisonnement | Déjà dans la marmite | Ajouté à table avec du ponzu à la place | Les deux approches, bien que tremper soit courant |
| Marmite | Poêle en métal peu profonde, plutôt qu’en argile | Marmite profonde, car le bouillon mijote longtemps | Généralement un donabe en argile |
| Pour finir | Nouilles champon | Bouillie de riz zosui | Udon, riz ou nouilles |
La différence la plus nette réside dans le moment où l’assaisonnement intervient. Le motsunabe arrive entièrement assaisonné, tandis que le hot pot de poulet de Fukuoka vous demande d’assaisonner chaque bouchée vous-même. Les deux font partie du même voyage, et de nombreux visiteurs en mangent un chaque soir.
Le motsunabe est-il sain ?
La réponse honnête se situe quelque part au milieu. L’intestin grêle de bœuf apporte environ 268 kcal et 26 g de matières grasses pour 100 g, ce qui ne fait pas de cette marmite un plat léger. Le gros intestin est toutefois moins calorique, avec environ 150 kcal et 13 g de matières grasses.
En revanche, les abats fournissent des quantités utiles de vitamine B12, de niacine, de fer et de zinc. On mange également une grande quantité de chou et de ciboulette en accompagnement. Cet équilibre est réellement meilleur que ce que les chiffres de matières grasses laissent entendre.
Le collagène mérite une attention particulière, car le boom des années 2000 s’y est fortement appuyé. Les recherches montrent effectivement que les peptides de collagène passent dans le sang après la consommation d’aliments riches en collagène. En revanche, la question de savoir si cela se traduit par des bienfaits visibles pour la peau reste en suspens. Les anthropologues de l’alimentation soulignent que l’affirmation sur la beauté s’est répandue plus vite que les preuves qui la soutiennent. Alors, appréciez d’abord cette marmite pour son goût.
Où manger du motsunabe

La ville de Fukuoka abrite la plus forte concentration de spécialistes, bien que trois quartiers en regroupent la plupart.
- Hakata : pratique pour les voyageurs, avec plusieurs restaurants dans et autour des bâtiments de la gare.
- Tenjin : le principal quartier commerçant et de vie nocturne, et abrite certains des plus grands spécialistes.
- Nakasu : le quartier de divertissement au bord de la rivière, idéal pour les dîners tardifs après un verre.
- Les échoppes yatai : ces stands en plein air servent surtout des ramen et des yakitori, alors vérifiez avant de vous installer.
Motsunabe Rakutenchi (Fukuoka)

Rakutenchi maintient volontairement un menu restreint, si bien que les novices nerveux se détendent rapidement. Vous choisissez des abats de bœuf ou un mélange, et le personnel s’occupe de la cuisson. Des menus en anglais et un bar à condiments facilitent également l’expérience. Des succursales se trouvent à Tenjin, Imaizumi et près de la gare de Hakata.
Hakata Motsunabe Ooyama (Fukuoka)

Ooyama construit son bouillon sur un fond de légumes et de fruits de mer en couches. La version miso est la plus recommandée par le personnel, et les menus complets incluent des nouilles champon. Les convives seuls sont les bienvenus, ce qui est inhabituel pour un hot pot. Les réservations restent utiles pour le dîner.
Arizuki Ebisu (Tokyo)

Arizuki utilise des abats produits localement et propose également deux bouillons phares. La version blanche s’appuie sur le miso de Kyushu, tandis que la rouge repose sur la sauce soja. Les plats d’accompagnement méritent aussi votre attention, en particulier le mentaiko et l’omelette. L’ambiance est bruyante, alors réservez si vous voulez discuter.
Hakata Motsudokoro Kirari (Tokyo)

Kirari s’approvisionne en abats et en assaisonnements à Kyushu, et la préparation soignée se voit certainement. En plus des classiques, il propose une marmite à l’huile d’ail noir et une version à l’igname râpée. Les habitués disent que les abats n’ont aucune odeur désagréable. Idéal pour ceux qui ont hésité à essayer les abats.
Veuillez vérifier avant de partir : les horaires, les jours de fermeture et les prix changent souvent. Confirmez les informations actuelles auprès du restaurant ou de sa fiche sur la carte.
Conclusion

Le motsunabe, d’abord un plat de mineurs, est aujourd’hui présent sur les menus de tout le Japon. Ce cheminement a pris une cinquantaine d’années et a transformé le plat en cours de route. Le chou, le miso et les nouilles champon sont venus s’ajouter plus tard.
Si les abats vous font hésiter, commandez la version au miso et laissez le pot vous convaincre. Organiser un voyage plus long est facile aussi, car notre guide que manger à Fukuoka couvre le reste de la ville.
FAQ du motsunabe
Qu’est-ce que le motsunabe ?
Le motsunabe est un hot pot de Fukuoka à base d’abats de bœuf ou de porc, de chou, de ciboule chinoise et d’ail. Le bouillon est préparé avec une base de sauce soja ou de miso, assaisonnée avant d’arriver à votre table. Les convives cuisinent ensuite le tout ensemble sur un réchaud. La plupart des gens terminent aussi le repas avec des nouilles champon.
Quelle partie de l’animal est utilisée ?
L’intestin grêle est le plus utilisé, car sa graisse fond dans le bouillon. Les établissements utilisent aussi le gros intestin, le cœur, la panse en nid d’abeille et d’autres coupes d’estomac. Certains restaurants proposent un assortiment pour comparer les textures. Le bœuf est plus courant que le porc à Fukuoka.
Le motsunabe est-il bon pour la santé ?
C’est un juste milieu. L’intestin grêle de bœuf contient environ 268 kcal et 26 g de matières grasses pour 100 g, ce qui fait de ce plat un plat riche. Cependant, les abats apportent aussi de la vitamine B12, de la niacine, du fer et du zinc. La grande quantité de chou et de ciboule aide également à équilibrer le repas.
Quel goût a le motsunabe ?
Attendez-vous à une profondeur savoureuse et aillée avec une pointe sucrée apportée par le chou. Les abats eux-mêmes ont un goût doux et légèrement sucré, sans saveur forte, lorsque les établissements les préparent correctement. Les bouillons au miso sont plus épais, tandis que les versions à la sauce soja restent plus nettes. La soupe devient également plus riche à mesure que le repas avance.
Peut-on le préparer sans abats ?
Oui, même si le résultat devient un plat différent. De fines tranches de poitrine de porc ou de cuisse de poulet conviennent bien dans le même bouillon. Conservez le chou, la ciboule chinoise et l’ail, car ils apportent une grande partie du caractère. Les champignons et le tofu, quant à eux, conviennent à une version végétarienne.
Où le motsunabe est-il célèbre ?
La ville de Fukuoka est le berceau de ce hot pot, en particulier les quartiers de Hakata, Tenjin et Nakasu. Les restaurants spécialisés y sont particulièrement nombreux. Tokyo compte également d’excellentes adresses de style Hakata, grâce au boom des années 1990. Le déguster à Fukuoka reste toutefois différent.
Qu’ajoute-t-on à la fin ?
Les nouilles champon constituent la touche finale classique, et la plupart des restaurants les proposent en supplément. Leur épaisseur tient également bien dans le bouillon concentré. Le riz à l’œuf battu est l’autre option, qui donne une bouillie onctueuse. Commandez le shime avant que le bouillon ne réduise trop.
Références
- Crossroad Fukuoka (Association du tourisme de la préfecture de Fukuoka), Motsunabe vs Mizutaki : le duel des marmites d’hiver de Fukuoka, https://www.crossroadfukuoka.jp/feature/gourmet_2 (Consulté en août 2026)
- Ministère de l’Éducation, de la Culture, des Sports, des Sciences et de la Technologie, Tables standard de composition des aliments au Japon (huitième édition révisée), https://www.mext.go.jp/content/20201225-mxt_kagsei-mext_01110_011.pdf (Consulté en août 2026)
- Asai, T. T. et al., Nutrients 16(20), 3574 (2024), Hydroxyprolyl-Glycine in 24 H Urine Shows Higher Correlation with Meat Consumption than Prolyl-Hydroxyproline, https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC11510011/ (Consulté en août 2026)
- Hatanaka, Mioko (Expert de Yahoo News Japan), Le boom explosif du motsunabe de 1992 et ce qui l’a provoqué, https://news.yahoo.co.jp/expert/articles/e2c5ee822cf8f82f85b537a2658aefe65edc1e44 (Consulté en août 2026)
- Iima, Hiroaki (Shinchosha, Kangaeru Hito), Horumonyaki : sur l’origine du mot, https://kangaeruhito.jp/article/44496 (Consulté en août 2026)
- Laurent, Christopher (Oxford Symposium on Food and Cookery), Le bon, la brute et le truand : l’attrait de la cuisine d’abats au Japon, https://www.academia.edu/33988754/ (Consulté en août 2026)
- Cwiertka, Katarzyna J. (2007), La cuisine japonaise moderne : nourriture, pouvoir et identité nationale, Reaktion Books, https://reaktionbooks.co.uk/work/modern-japanese-cuisine (Consulté en août 2026)
- Hosking, Richard (2014), Dictionnaire de la cuisine japonaise : ingrédients et culture, Tuttle Publishing, https://books.google.com/books?id=Tg8dBAAAQBAJ&pg=PA144 (Consulté en août 2026)
- Yonosuke Honten, Une chronologie du motsunabe à Fukuoka et Hakata, https://yonosukehonten.net/column/history.php (Consulté en août 2026)
Articles connexes
- Mizutaki (水炊き) (Consulté en août 2026)
- Hakata Ramen (博多ラーメン) (Consulté en août 2026)
- Nabe (鍋) (Consulté en août 2026)
- Que manger à Fukuoka (Consulté en août 2026)
- Karashi Mentaiko (辛子明太子) (Consulté en août 2026)
- Shabu-Shabu (しゃぶしゃぶ) (Consulté en août 2026)
- Gyunabe (牛鍋) (Consulté en août 2026)
- Seri Nabe (セリ鍋) (Consulté en août 2026)
- Guide de la cuisine de Kyushu (Consulté en août 2026)
- Cuisine japonaise de la région de Fukuoka (Consulté en août 2026)


コメント