Le bœuf de Matsusaka (松阪牛) est une marque régionale de wagyu de la préfecture de Mie, et son cahier des charges figure parmi les plus stricts du Japon. Concrètement, les éleveurs n’élèvent que des génisses Japanese Black enregistrées, n’ayant jamais vêlé, dans une zone définie autour de la ville de Matsusaka. Résultat : un persillé fin, un arôme sucré de wagyu et une graisse qui ramollit à basse température.
Cette page traite de sept sujets : la définition officielle, la certification, le goût, le prix, où manger, où acheter et la cuisine à la maison. Les menus de cette catégorie changeant souvent, les prix et les informations sur les restaurants portent chacun leur propre date de « dernière vérification ».
- Japonais
- 松阪牛, lu Matsusaka-ushi ou Matsusaka-gyu ; « Matsuzaka » est une faute d’orthographe
- Origine
- Préfecture de Mie, Japon central ; zone de production centrée sur la ville de Matsusaka
- Bétail
- Génisses Japanese Black n’ayant jamais vêlé, enregistrées individuellement
- Caractéristiques
- Persillé fin, graisse à bas point de fusion, arôme sucré de wagyu
- Protection de la marque
- Marque collective régionale n° 5022671 ; le niveau « Special Grade » (Grade spécial) est enregistré en IGP sous le n° 25 (2017)
- Échelle
- 68 exploitations d’engraissement et 16 772 têtes au 31 mars 2026, selon le Conseil du bœuf de Matsusaka
- Traçabilité
- Numéro d’identification individuel à 10 chiffres sur le certificat et le sceau
- Fourchette de prix
- Environ 1 900 à 3 000 yen les 100 g en boucherie ; menus au restaurant à partir d’environ 9 000 yen
- Idéal pour
- Sukiyaki et shabu-shabu pour l’arôme, steak pour la texture, ou bol de bœuf pour une première découverte
- Sukiyaki pour l’arôme sucré et la texture la plus tendre
- Steak pour une bouchée plus épaisse et une vraie sensation de persillé
- Yakiniku si vous voulez comparer plusieurs morceaux en un seul repas
- Bol du déjeuner ou croquette pour une découverte à petit prix
Qu’est-ce que le bœuf de Matsusaka ?

Le bœuf de Matsusaka n’est pas une race bovine distincte. L’appellation s’applique à des génisses Japanese Black enregistrées qui répondent aux exigences de la marque en matière de zone de production et d’engraissement. Dans ce guide, une génisse désigne une femelle qui n’a jamais vêlé. Les bêtes peuvent naître n’importe où au Japon. En revanche, leur engraissement le plus long, qui est aussi le dernier, doit avoir lieu dans la zone désignée de la préfecture de Mie.
Définition officielle

Le Conseil du bœuf de Matsusaka, composé d’exploitations d’engraissement et de collectivités locales, fixe les règles. Sa définition repose sur quatre exigences, résumées dans le tableau. Un détail déroute beaucoup de visiteurs : la marque n’exige pas une naissance à Matsusaka. De fait, de nombreux veaux viennent d’autres régions alors qu’ils sont encore jeunes.
| Exigence | Règle |
|---|---|
| Race et sexe | Génisses Japanese Black n’ayant jamais vêlé |
| Enregistrement | Inscrites au système de gestion de l’identification individuelle du bœuf de Matsusaka |
| Introduction | Amenées dans la zone avant l’âge de 12 mois, pour les veaux introduits à partir du 1er avril 2016 |
| Engraissement | Engraissement le plus long, et le dernier, dans la zone de production, sans déplacement hors de celle-ci ensuite |
| Zone de production | Les 22 anciennes communes telles qu’elles existaient au 1er novembre 2004, centrées sur la ville de Matsusaka |
La zone suit d’anciennes limites communales, car des fusions ultérieures ont redessiné la carte. Trois rivières, la Kumozu, la Kushida et la Miyagawa, traversent ce territoire agricole. Les documents de l’IGP relient la riziculture de la zone et ses plaines fluviales à l’histoire de son élevage. Pourtant, l’eau seule ne certifie rien. Pour découvrir d’autres plats de la région, consultez notre guide des spécialités régionales de la préfecture de Mie.
Nom, prononciation et protection de la marque
Matsusaka-ushi et Matsusaka-gyu sont deux lectures admises, et l’Office japonais des brevets les inscrit toutes deux sous la marque collective régionale n° 5022671. L’orthographe anglaise est Matsusaka. À l’inverse, « Matsuzaka » est une erreur courante, et 松坂 s’écrit avec d’autres caractères. Les termes de race se situent un niveau au-dessus : wagyu désigne les races bovines japonaises, alors que Matsusaka désigne une marque bâtie sur l’une d’elles. Notre guide du classement du wagyu japonais présente les races et les grades de carcasse.
Quel goût a le bœuf de Matsusaka ?

Le bœuf de Matsusaka a un goût sucré et riche, une texture tendre et une finale nette. La graisse ramollit à basse température : les tranches fines paraissent donc soyeuses presque aussitôt. De plus, un arôme sucré se dégage à mesure que la viande chauffe, ce qui explique pourquoi le sukiyaki et le shabu-shabu lui conviennent si bien.
Arôme
La ville de Matsusaka décrit le parfum de la marque comme sucré et raffiné, et emploie le terme wagyu-ko, ou arôme de wagyu. Cependant, la recherche à l’origine de ce terme, menée par Matsuishi et ses collègues, portait sur le bœuf Japanese Black en général et non sur cette seule marque. Dans ces études, par exemple, l’arôme atteignait son maximum vers 80 °C après quelques minutes de chauffe. Ce résultat plaide donc, plus largement pour le wagyu, en faveur d’une cuisson douce et humide.
Graisse et texture
Ici, la marque dispose de ses propres données, avec des limites. Les données de recherche publiées par la ville de Matsusaka ont relevé une part d’acides gras insaturés de 69,4 % dans la graisse sous-cutanée. Cet échantillon portait sur 2 850 animaux au 27 mars 2006. Un chiffre apparenté, souvent cité, est un point de fusion moyen de la graisse sous-cutanée de 17,4 °C. Ces deux valeurs décrivent la graisse sous-cutanée d’un échantillon daté ; elles ne garantissent donc pas un point de fusion identique pour chaque morceau vendu au détail. De même, les animaux varient d’un individu à l’autre.
En bouche, cette chimie se traduit par de la douceur. Les tranches fines ramollissent vite, tandis que les morceaux plus épais restent tendres et juteux. Cela dit, c’est une viande riche, et une portion modérée est souvent meilleure qu’une grande. Ces tranches fines expliquent pourquoi notre guide de cuisson du sukiyaki s’accorde si naturellement avec cette marque.
De la ferme au certificat : comment fonctionne le système

Pour commencer, les éleveurs agréés sélectionnent de jeunes génisses et inscrivent chaque animal dans le système d’identification individuelle. L’enregistrement comprend une inspection sur place : le personnel se rend à l’étable et fait correspondre le numéro à 10 chiffres de la boucle d’oreille de l’animal avec ses documents. Ensuite, l’animal ne peut se déplacer qu’à l’intérieur de la zone de production, afin que son dossier reste intact.
L’engraissement est ensuite long et lent. Les éleveurs ajustent le fourrage et les céréales selon le stade de croissance, et le niveau Special Grade exige au moins 900 jours d’engraissement. Certaines fermes donnent aussi de la bière ou des massages pendant les mois chauds pour entretenir l’appétit. Il s’agit toutefois de pratiques propres à certains éleveurs, non d’exigences de la marque.
Comment le bœuf de Matsusaka est-il certifié ?
- Enregistrement de l’animal. D’abord, le personnel contrôle chaque génisse sur place et l’enregistre sous un numéro d’identification à 10 chiffres.
- Vérification des registres de production et de carcasse. Ensuite, l’alimentation, les déplacements et l’éleveur sont consignés. Après l’abattage, des classificateurs évaluent la carcasse et des inspecteurs vérifient son registre de production.
- Certificat et sceau. Enfin, le bœuf qui remplit les conditions peut porter le certificat et le sceau officiels, qui indiquent le même numéro à 10 chiffres que les acheteurs peuvent rechercher en ligne.
Le système d’identification individuelle a débuté en août 2002, dans un contexte de forte inquiétude liée à l’ESB et à l’étiquetage de la viande bovine. Le conseil lui-même a ensuite été formé en novembre 2004. Au 31 mars 2026, il comptait 68 exploitations d’engraissement, trois villes et six bourgs, ainsi que 16 772 têtes en engraissement. Notez que ce dernier chiffre correspond au cheptel présent, et non à un nombre d’expéditions annuelles.
Bœuf de Matsusaka Special Grade

Le bœuf de Matsusaka Special Grade, ou Tokusan Matsusaka Ushi, est une catégorie plus restreinte au sein de la marque. Ce n’est pas le grade de qualité de viande standard du Japon. Il s’applique en revanche aux génisses nées dans la préfecture de Hyogo, introduites avant 12 mois et engraissées dans la zone pendant au moins 900 jours. Point important : ce niveau, et lui seul, a reçu l’enregistrement national en indication géographique protégée (IGP) n° 25 le 3 mars 2017.
L’admissibilité Matsusaka décrit l’origine et la conduite d’élevage. La note japonaise de carcasse, en revanche, décrit autre chose : la lettre (A à C) correspond au rendement, et le chiffre (1 à 5) à la qualité de la viande. Par conséquent, la marque ne garantit pas automatiquement du A5, et un tampon A5 ne dit rien, à lui seul, de l’origine. Consultez le guide du classement du wagyu japonais pour l’échelle complète.
Brève histoire du bœuf de Matsusaka

Pendant des siècles, les paysans japonais élevaient surtout le bétail pour le travail, et la consommation de viande restait limitée. Cela a changé à l’époque Meiji, lorsque la marmite de bœuf (hot pot) est devenue le symbole d’une ère nouvelle. Pendant ce temps, l’histoire propre à Matsusaka traverse ces décennies.
Selon la ville de Matsusaka, des génisses du district de Tajima, dans la préfecture de Hyogo, sont arrivées dans la région de Matsusaka en passant par Kishu à l’époque d’Edo, d’abord comme bêtes de travail. Plus tard, à partir des années 1870, des marchands locaux ont conduit du bétail à pied jusqu’à Tokyo. Ce voyage s’appelle l’ushioi dochu, littéralement « voyage de conduite du bétail ». La ville indique que des groupes de plus de 100 bêtes partaient environ tous les deux mois et marchaient près de trois semaines. Ces détails proviennent toutefois d’une seule source municipale, et nous n’avons pas pu les relier à un document plus ancien.
En 1935, le bétail de Matsusaka a remporté les plus hautes distinctions lors d’une exposition nationale d’élevage à Tokyo. La ville attribue à cette récompense la diffusion du nom dans tout le pays. Le concours du bétail de boucherie de Matsusaka a ensuite débuté en 1949. Enfin, la traçabilité moderne a bouclé la boucle avec le système d’identification de 2002 et le conseil de 2004.
- Époque d’EdoLes génisses de Tajima arrivent dans la région de Matsusaka comme bêtes de travail (ville de Matsusaka)
- Années 1870Le bétail est conduit à pied jusqu’à Tokyo (ville de Matsusaka)
- 1935Plus haute récompense lors d’une exposition nationale d’élevage à Tokyo (ville de Matsusaka)
- 1949Début du concours du bétail de boucherie de Matsusaka (ville de Matsusaka)
- Août 2002Mise en place du système de gestion de l’identification individuelle (Conseil du bœuf de Matsusaka)
- Novembre 2004Fondation du Conseil du bœuf de Matsusaka
- Mars 2017Le bœuf de Matsusaka Special Grade est enregistré en IGP n° 25 (MAFF)
Bœuf de Matsusaka, bœuf de Kobe et bœuf d’Omi


Ces trois noms apparaissent constamment ensemble sous l’appellation des « trois grands wagyu ». Ce regroupement relève toutefois de la convention, et le bœuf de Yonezawa prend souvent la place de celui d’Omi. Plus important encore, leurs cahiers des charges diffèrent. Les lignes du haut ci-dessous sont des règles d’admissibilité officielles, tandis que les lignes du bas sont des caractéristiques gustatives habituelles, qui varient selon l’animal et le morceau.
| Point | Bœuf de Matsusaka | Bœuf de Kobe | Bœuf d’Omi |
|---|---|---|---|
| Règles d’admissibilité officielles | |||
| Préfecture | Mie | Hyogo | Shiga |
| Bétail | Génisses Japanese Black, n’ayant jamais vêlé | Japanese Black de lignée Tajima, génisses ou bouvillons | Japanese Black |
| Règle de production | Engraissement le plus long, et le dernier, dans la zone désignée | Né, élevé et transformé à Hyogo | Élevé le plus longtemps à Shiga |
| Certification | Système d’enregistrement individuel et de traçabilité | Conditions de carcasse, dont un BMS n° 6 ou supérieur | Niveau certifié à A4 ou B4 et plus |
| Caractéristiques gustatives habituelles (et non règles officielles) | |||
| Persillé | Fin et régulier | Très fin, avec un seuil strict | Modéré à fin |
| Saveur | Arôme sucré, graisse à bas point de fusion | Graisse équilibrée, douceur prononcée | Style moelleux et établi de longue date |
| Meilleur choix si vous voulez | Un sukiyaki ou un shabu-shabu à l’arôme sucré | Un steak au seuil de persillé le plus strict | Une comparaison avec une autre marque ancienne de la région du Kansai |
Pour en savoir plus sur les deux autres marques, lisez nos guides sur le bœuf de Kobe et le bœuf d’Omi. En résumé, aucun des trois ne surpasse officiellement les autres.
Pourquoi le bœuf de Matsusaka est-il si cher ?

Le bœuf de Matsusaka est cher parce que l’offre est réduite et la production lente. Seules les génisses enregistrées n’ayant jamais vêlé sont admissibles, et la zone désignée limite le nombre d’exploitations participantes. De plus, chaque animal passe des années dans la région et fait l’objet d’une traçabilité individuelle. Les morceaux premium ne représentent ensuite qu’une petite part de chaque carcasse.
L’offre limitée est une raison majeure du prix élevé, mais pas la seule. La main-d’œuvre, l’alimentation, la tenue des registres, la distribution réfrigérée et le positionnement des restaurants pèsent aussi sur l’addition finale.
- Admissibilité restreinte : uniquement des génisses Japanese Black enregistrées
- Une petite zone désignée comptant 68 exploitations d’engraissement
- Un long engraissement qui mobilise aliments, espace d’étable et main-d’œuvre pendant des années
- Inspection individuelle et tenue de registres pour chaque animal
- Les morceaux premium comme le faux-filet et le filet ne représentent qu’une petite part de chaque carcasse
- Enfin, une distribution réfrigérée et certifiée, et une forte demande pour les cadeaux
Guide des prix du bœuf de Matsusaka


Les prix ci-dessous proviennent des pages officielles des boutiques et restaurants, et chaque ligne porte sa propre date de vérification. Lorsqu’un établissement indique un prix « à partir de », les boissons, les salons privés et les frais de service peuvent alourdir l’addition finale. Les notes précisent donc ce qui s’applique.
Vente au détail
| Article | Prix | Source | Dernière vérification |
|---|---|---|---|
| Tranches pour sukiyaki, morceaux maigres | Environ 1 944 yen | Boutique en ligne Matsusaka Maruyoshi | Août 2026 |
| Morceaux pour yakiniku | Environ 2 268 yen | Boutique en ligne Matsusaka Maruyoshi | Août 2026 |
| Tranches pour sukiyaki, longe et train de côtes | Environ 2 970 yen | Boutique en ligne Matsusaka Maruyoshi | Août 2026 |
Restauration décontractée et déjeuner
| Article | Prix | Portion et remarques | Dernière vérification |
|---|---|---|---|
| Bol de rosbif, Maruyoshi Kamada Honten | 2 420 à 2 860 yen | Quantité limitée ; poids de la portion non indiqué | Août 2026 |
| Sukiyaki, commande individuelle, Maruyoshi | 7 480 yen | Poids de la portion non indiqué | Août 2026 |
| Menu déjeuner de bœuf de Matsusaka, Yoshida (Tokyo) | 9 100 yen | Plat principal au choix : steak, sukiyaki ou shabu-shabu ; le menu n’applique de frais de service de 10 % qu’en dehors du menu du déjeuner | Oct. 2026 |
Menus premium
| Article | Prix | Portion et remarques | Dernière vérification |
|---|---|---|---|
| Menu sukiyaki, Wadakin (Matsusaka) | À partir de 15 500 yen | Longe ; plus 10 % de frais de service ; deux convives ou plus | Oct. 2026 |
| Menu steak de faux-filet, Wadakin | À partir de 18 500 yen | Plus 10 % de frais de service ; un convive accepté | Oct. 2026 |
| Menu Tsubaki, Yoshida (Tokyo) | 21 780 yen | 120 g de faux-filet ou de longe ; taxes et 10 % de service compris | Oct. 2026 |
| Menu Momiji, Yoshida | 30 250 yen | 150 g ; taxes et 10 % de service compris | Oct. 2026 |
| Menu kaiseki Sakura, Yoshida | 62 920 yen | 120 g de morceau d’exception ; dîner uniquement, cinq groupes par jour | Oct. 2026 |
Les prix sont indicatifs et ne constituent pas des moyennes pour toute la ville. Confirmez auprès de l’établissement avant de réserver.
Où manger du bœuf de Matsusaka
La ville de Matsusaka publie des listes de membres des boutiques et restaurants qui proposent la marque. Ces listes constituent une première vérification utile, car la ville les établit à partir d’entreprises enregistrées. Elles ne peuvent toutefois pas garantir qu’un établissement sert la marque tous les jours : appelez donc à l’avance quand le repas compte.
| Ville | Accès | Style de restauration habituel | Budget prévu |
|---|---|---|---|
| Matsusaka | Train express limité depuis Nagoya ou Osaka ; établissements près de la gare | Menus sukiyaki, restaurants tenus par des bouchers, bols de bœuf | 2 500 à 30 000 yen |
| Tokyo | Facile à intégrer à la plupart des itinéraires | Teppanyaki, sukiyaki, kaiseki | 9 000 à 63 000 yen |
| Osaka | Facile ; Namba et Umeda | Spécialistes du yakiniku | 10 000 à 15 000 yen |
| Nagoya | Dans la gare ou à côté | Yakiniku, repas d’escale | Variable selon le menu ; consultez la carte de l’adresse |
Nous avons sélectionné les cinq établissements ci-dessous pour un ensemble de raisons : un approvisionnement traçable ou une adhésion officielle, un emplacement pratique, une gamme de budgets et des styles de cuisson variés. Chaque fiche indique aussi sa propre date de vérification.
Matsusaka : Wadakin (和田金)

Wadakin a été fondé en 1878, selon le restaurant, qui se présente comme le premier restaurant de viande de Matsusaka. Le sukiyaki, cuit à table dans une poêle en fonte, en est la spécialité. À noter : le menu steak accepte les convives seuls, alors que les menus sukiyaki et grillades exigent deux personnes.
Matsusaka : Maruyoshi Kamada Honten (松阪まるよし 鎌田本店)

Maruyoshi associe une boucherie et un restaurant : c’est donc une première étape facile, qui vend aussi de la viande et des croquettes à emporter. Les menus existent également en anglais et en chinois. Par ailleurs, le bol de rosbif en quantité limitée maintient un prix d’entrée bas.
Tokyo : Matsusaka Ushi Yoshida (松阪牛 よし田)
Yoshida se trouve au 53e étage de la Tokyo Opera City Tower, à une minute seulement de la gare de Hatsudai. Ici, les menus teppanyaki, sukiyaki et shabu-shabu utilisent tous la marque. Lisez toutefois attentivement le nom des menus, car les menus « Japanese Black » moins chers du même restaurant ne sont pas du bœuf de Matsusaka.
Osaka : Matsusakagyu Yakiniku M, Namba (松阪牛焼肉M)
Ce spécialiste du yakiniku achète des bovins de Matsusaka entiers, si bien que la carte va des morceaux maigres aux morceaux premium. Il convient donc aux convives qui souhaitent comparer plusieurs morceaux en un seul repas. Le contenu des menus évolue avec le temps : confirmez les prix au moment de réserver.
Nagoya : Yakiniku Isshobin, gare JR de Nagoya (一升びん)
Isshobin a débuté à Matsusaka et achète des bovins A5 entiers. Son adresse de la galerie Umaimon Dori, à la gare JR de Nagoya, convient à une escale. Fait utile : la chaîne indique ouvertement que quelques articles, comme la langue, ne sont pas du bœuf de Matsusaka.
S’y rendre et réserver
La gare de Matsusaka est desservie à la fois par JR Central et Kintetsu, avec des trains express limités depuis Nagoya et Osaka. Les deux établissements locaux ci-dessus se trouvent également à moins de dix minutes à pied de la gare. Prévoyez environ deux heures pour un menu complet de sukiyaki ou de steak. De même, réservez les menus premium plusieurs jours à l’avance. Quelques phrases en anglais peuvent aussi aider lorsque vous appelez ou arrivez, même si aucune phrase ne garantit la disponibilité.
- « Ce menu utilise-t-il du bœuf de Matsusaka certifié ? »
- « Puis-je voir le numéro d’identification ou le certificat ? »
- « Y a-t-il des frais de service ou un supplément de table ? »
- « Aussi, une seule personne peut-elle commander ce menu ? »
Remarque alimentaire : les sauces, bouillons et accompagnements peuvent contenir du soja, du blé, de l’œuf, de l’alcool ou d’autres allergènes. La préparation variant selon l’établissement, demandez avant de commander.
Comment reconnaître un authentique bœuf de Matsusaka
Le persillé seul ne peut pas prouver l’authenticité. Vérifiez le sceau ou le certificat officiel et contrôlez le numéro d’identification à 10 chiffres. En pratique, les produits authentiques portent ce numéro, et l’outil de recherche du Conseil du bœuf de Matsusaka affiche le dossier de l’animal. Si un vendeur ne peut fournir ni numéro valide ni certificat, considérez le produit comme non vérifié.
- D’abord, cherchez le sceau ou le certificat officiel, et pas seulement une mention sur une enseigne
- Puis confirmez le numéro d’identification à 10 chiffres et saisissez-le dans l’outil de recherche du conseil
- Privilégiez aussi les boutiques et restaurants répertoriés par la ville de Matsusaka
- Renseignez-vous sur le morceau et le poids, car les deux font varier fortement le prix
- Enfin, ne voyez aucune preuve dans « style Matsusaka », dans la faute d’orthographe « Matsuzaka » ni dans un simple tampon A5
Où acheter du bœuf de Matsusaka
Les bouchers certifiés de Matsusaka, les rayons des grands magasins et les boutiques en ligne officielles vendent tous la marque. Toutefois, les produits se répartissent en quatre groupes, qui ne sont pas interchangeables.
| Type | Conservation et expédition | Qualité gustative |
|---|---|---|
| Viande réfrigérée | Courte ; respectez la date limite du vendeur ; livraison réfrigérée uniquement | Meilleure texture, surtout pour le sukiyaki et le steak |
| Viande surgelée | Plus longue ; décongelez au réfrigérateur et cuisez rapidement | Bonne si elle est décongelée lentement ; évitez la décongélation sur le plan de travail |
| Produits préparés | Croquettes, curry, shigure-ni ; variable selon le produit | Pratique ; part de bœuf plus faible |
| Coffrets cadeaux | Dates de livraison fixes ; vérifiez que le destinataire peut recevoir des produits réfrigérés | Généralement des morceaux premium avec une copie du certificat |
Les règles de conservation diffèrent selon les produits. Suivez donc la date limite et les instructions imprimées par le vendeur certifié plutôt qu’une durée unique et universelle. De plus, l’importation de bœuf dans un autre pays est souvent interdite : vérifiez la réglementation de votre pays avant d’en rapporter.
- Morceau et poids, et le nombre de portions correspondant
- Réfrigéré ou surgelé
- Zone d’expédition et date de livraison
- Si un certificat ou un numéro d’identification est inclus
- Emballage cadeau, et aussi si le destinataire peut accepter une livraison réfrigérée
Cuisiner le bœuf de Matsusaka à la maison
Chaque morceau demande une chaleur différente. Les tranches fines de sukiyaki cuisent en quelques secondes, alors que les steaks épais demandent une chaleur modérée et un temps de repos. Cette section facultative se termine par une recette de sukiyaki de style Kansai et des remarques de sécurité alimentaire.
| Morceau | Chaleur | Conseils |
|---|---|---|
| Tranches fines, environ 2 mm (sukiyaki, shabu-shabu) | Poêle à feu modéré ou bouillon frémissant | Quelques secondes de chaque côté ; à manger immédiatement |
| Morceaux pour yakiniku, 5 à 8 mm | Gril très chaud | Retournez une fois quand les bords dorent ; ne surchargez pas le gril |
| Steak, 2 cm ou plus d’épaisseur | Feu moyen, poêle épaisse | Jugez selon l’épaisseur et un thermomètre, pas selon l’horloge ; laissez reposer cinq minutes |
Sukiyaki de bœuf de Matsusaka, style Kansai

Le sukiyaki de style Kansai saisit d’abord le bœuf, puis l’assaisonne directement avec du sucre, de la sauce soja et du saké. Comme il n’y a pas de warishita préparé à l’avance, vous ajustez l’équilibre en cuisinant. Sortir le bœuf du réfrigérateur environ 15 minutes avant est une durée de préparation pratique, et non une règle de sécurité.
Ingrédients
- 220 g de bœuf de Matsusaka, longe en tranches fines (environ 2 mm)
- 1 morceau de graisse de bœuf, ou 1 c. à café d’huile neutre
- 2 c. à soupe de sucre
- 3 c. à soupe de sauce soja
- 2 c. à soupe de saké (ou 2 c. à soupe d’eau plus une pincée de sucre, approximation)
- 60 ml de dashi ou d’eau
- 1 tige de negi (poireau japonais), coupée en biais
- 60 g de shungiku ou d’épinards
- 4 champignons shiitake
- 150 g de tofu grillé ou ferme
- 2 œufs pour tremper, si cela convient (voir les remarques de sécurité)
Préparation
- D’abord, préparez les légumes et le tofu, et gardez les assaisonnements à portée de main.
- Chauffez la poêle à feu moyen et faites fondre la graisse de bœuf sur toute la surface.
- Ensuite, posez deux ou trois tranches à plat et saisissez brièvement de chaque côté, jusqu’à ce qu’elles prennent couleur sans se recroqueviller fortement.
- Saupoudrez le bœuf de sucre, puis ajoutez la sauce soja et le saké. Gardez un feu modéré pour que le sucre ne brûle pas.
- Mangez les premières tranches aussitôt, trempées dans l’œuf battu si vous en utilisez.
- Ensuite, ajoutez le negi, les shiitake et le tofu dans le jus, avec un peu de dashi si la poêle semble sèche. Laissez mijoter jusqu’à ce que ce soit tendre, ajoutez les légumes verts en dernier, puis cuisez le reste du bœuf par petites quantités.
Si vous préférez le steak
Le steak met en valeur l’arôme et la texture des morceaux plus épais, tandis que le sukiyaki et le shabu-shabu conviennent à la viande finement tranchée. D’abord, séchez la surface en la tapotant, chauffez une poêle épaisse à feu moyen et saisissez chaque face jusqu’à belle coloration. Pour un faux-filet de 2 cm, cela représente souvent deux à trois minutes par face. Toutefois, la matière de la poêle et la température de départ modifient le résultat : utilisez donc un thermomètre et laissez reposer la viande cinq minutes.
Remarques de sécurité alimentaire
Le ministère japonais de la Santé, du Travail et des Affaires sociales recommande de cuire la viande à cœur. Il donne 75 °C pendant une minute comme exemple général pour la viande hachée et transformée. Par ailleurs, le Service de la sécurité et de l’inspection des aliments des États-Unis (FSIS) ajoute des valeurs propres à chaque morceau, présentées ici à titre de complément.
| Produit | Recommandation | Source |
|---|---|---|
| Morceaux entiers (steak, tranches) | 63 °C (145 °F) avec trois minutes de repos | USDA FSIS (complément) |
| Bœuf attendri mécaniquement | Identique aux morceaux entiers, car les lames peuvent faire pénétrer des bactéries à l’intérieur | USDA FSIS (complément) |
| Bœuf haché | 75 °C pendant une minute (Japon) ; 71 °C (160 °F) (USDA) | MHLW ; USDA FSIS |
L’œuf cru dépend de l’étiquette du produit et des recommandations locales. Au Japon, les œufs vendus pour être consommés crus portent une date limite fixée à cet effet. Même là, tous les œufs ne sont pas destinés à une consommation crue. Ailleurs, utilisez des œufs pasteurisés ou renoncez simplement au trempage. Dans tous les cas, les enfants, les personnes âgées, les femmes enceintes et les personnes immunodéprimées doivent éviter l’œuf cru.
Bœuf de Matsusaka : pour conclure
Quatre étapes assurent la réussite d’un repas de bœuf de Matsusaka. D’abord, choisissez une préparation : sukiyaki pour l’arôme, steak pour la texture, yakiniku pour comparer les morceaux, ou bol de bœuf pour commencer à petit prix. Ensuite, vérifiez le prix actuel, car les menus évoluent. Troisièmement, réservez si le menu l’exige, et demandez si les convives seuls sont acceptés. Enfin, vérifiez le numéro d’identification, la seule chose que le persillé ne peut pas vous dire.
FAQ sur le bœuf de Matsusaka
- Qu’est-ce que le bœuf de Matsusaka ?
-
Le bœuf de Matsusaka est une marque régionale de wagyu de la préfecture de Mie, et non une race. Il s’applique à des génisses Japanese Black enregistrées, n’ayant jamais vêlé, dont l’engraissement le plus long, et le dernier, se déroule dans une zone désignée autour de la ville de Matsusaka. De plus, chaque animal admissible porte un numéro d’identification à 10 chiffres.
- Comment prononce-t-on bœuf de Matsusaka ?
-
Matsusaka-ushi et Matsusaka-gyu sont deux lectures correctes de 松阪牛, et la marque déposée enregistre les deux. L’orthographe anglaise est Matsusaka. À l’inverse, « Matsuzaka » est une faute d’orthographe.
- Quel goût a le bœuf de Matsusaka ?
-
Il a un goût sucré et riche, avec une texture tendre et une finale nette. Les éleveurs attribuent cela à une forte proportion de graisses insaturées, qui ramollissent à basse température. De plus, un arôme sucré de wagyu se développe à mesure que la viande chauffe : une cuisson douce lui convient donc.
- Combien coûte le bœuf de Matsusaka ?
-
Les tranches en boucherie coûtaient environ 1 900 à 3 000 yen les 100 g en août 2026. Par ailleurs, un bol de bœuf à Matsusaka coûte moins de 3 000 yen et un menu déjeuner à Tokyo 9 100 yen. Les menus premium du dîner vont de 21 780 à 62 920 yen en octobre 2026.
- Comment reconnaître un authentique bœuf de Matsusaka ?
-
Cherchez le certificat ou le sceau officiel portant un numéro d’identification à 10 chiffres, puis saisissez ce numéro dans l’outil de recherche du conseil. Privilégiez aussi les boutiques et restaurants répertoriés par la ville de Matsusaka. « Style Matsusaka », la faute d’orthographe « Matsuzaka » et une simple mention A5 ne prouvent rien à eux seuls.
- En quoi le bœuf de Matsusaka diffère-t-il du bœuf de Kobe ?
-
Matsusaka exige des génisses enregistrées n’ayant jamais vêlé et un engraissement régional dans la préfecture de Mie. Kobe, à l’inverse, applique des conditions de carcasse à des bovins de lignée Tajima nés, élevés et transformés à Hyogo. Aucune des deux marques ne surpasse officiellement l’autre : le choix dépend donc du style et du plat que vous souhaitez.
Références
Définition et certification
- Ville de Matsusaka / Conseil du bœuf de Matsusaka – Qu’est-ce que le bœuf de Matsusaka (définition officielle) (consulté en octobre 2026)
- Ville de Matsusaka – Zone de production du bœuf de Matsusaka (consulté en octobre 2026)
- Ville de Matsusaka / Conseil du bœuf de Matsusaka – À propos du conseil : adhérents et effectifs du cheptel au 31 mars 2026 (consulté en octobre 2026)
- Ministère de l’Agriculture, des Forêts et de la Pêche – Enregistrement IGP n° 25 : Tokusan Matsusaka Ushi (consulté en octobre 2026)
- Ministère de l’Agriculture, des Forêts et de la Pêche – Registre IGP n° 25 : Tokusan Matsusaka Ushi, cahier des charges (PDF) (consulté en octobre 2026)
- Office japonais des brevets – Marque collective régionale n° 5022671 : Matsusaka Ushi (consulté en octobre 2026)
- Kobe Beef Marketing and Distribution Promotion Association – Critères de certification (consulté en août 2026)
- Omi Beef Production and Distribution Promotion Council – Définition et certification (consulté en août 2026)
Recherche sur le goût
- Ville de Matsusaka – Composition en acides gras (données de recherche, 2006) (consulté en octobre 2026)
- Ville de Matsusaka – Le secret de la saveur du bœuf de Matsusaka (consulté en octobre 2026)
- J-STAGE – Matsuishi, M., Fujimori, M. et Okitani, A. (2001), Wagyu Beef Aroma in Wagyu (Japanese Black Cattle) Beef, Nihon Chikusan Gakkaiho 72(6) (consulté en août 2026)
- J-STAGE – Irie, M. (2021), Fat Quality and Palatability of Wagyu Beef, article de synthèse, Nihon Chikusan Gakkaiho 92(1) (consulté en août 2026)
Histoire
- Ville de Matsusaka – Histoire du bœuf de Matsusaka (consulté en octobre 2026)
- Ville de Matsusaka – Chronologie du bœuf de Matsusaka (consulté en août 2026)
Prix et restaurants
- Wadakin – Menu, horaires et conditions de réservation (consulté en octobre 2026)
- Matsusaka Maruyoshi Kamada Honten – Page officielle du restaurant : horaires, paiement, accès (consulté en octobre 2026)
- Boutique en ligne de Matsusaka Maruyoshi – Liste des prix de détail (consulté en août 2026)
- Matsusaka Ushi Yoshida – Menu et horaires (consulté en octobre 2026)
- Ville de Matsusaka – Entreprises membres dans la région du Kinki (consulté en août 2026)
- Isshobin – Adresse de la galerie Umaimon Dori, gare JR de Nagoya (consulté en août 2026)
Sécurité alimentaire
- Ministère de la Santé, du Travail et des Affaires sociales – Cuire la viande à cœur (consulté en octobre 2026)
- U.S. Food Safety and Inspection Service – Températures internes minimales de sécurité (PDF) (consulté en août 2026)
- U.S. Food Safety and Inspection Service – Bœuf attendri mécaniquement (consulté en août 2026)
- Ministère de la Santé, du Travail et des Affaires sociales – Prévention des intoxications alimentaires à la salmonelle liées aux œufs (consulté en août 2026)
Articles connexes
- Guide du classement du wagyu japonais (relevé en octobre 2026)
- Bœuf de Kobe (神戸牛) (relevé en octobre 2026)
- Bœuf d’Omi (近江牛) (relevé en octobre 2026)
- Guide de cuisson du sukiyaki (relevé en octobre 2026)
- Spécialités régionales de la préfecture de Mie (relevé en octobre 2026)








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